Historique Brèves 2011 et Articles 2010/2009
Sommaire
1 - Marcillac / Corrèze / Limousin
05/12/11 : Séance animée au Conseil Général de la Corrèze
25/09/11 : Elections cantonales partielles
15/04/11 : Incendie de Forêt
11/04/11 : Lancement des premiers travaux relatifs à la création d'une voie verte
31/03/11 : Elections Cantonales
27/03/11 : Elections Cantonales
14/03/11 : Marcillac : Lancement de la construction de la voie verte
01/03/11 : CR de la réunion de soutien à B. Combes PS / Marcillac le 24 02 2011
2 - France
Budget / fiscalité
10/10/11 : Augmentation de la Taxe d'Habitation
31/03/11 : Déficit public de la France
11/12/09 : Principaux chiffres des Budgets de l’état Français pour 2010
27/11/09 : Le réchauffement climatique et la taxe carbone
09/10/09 : Suppression de la Taxe Professionnelle, un avenir sombre pour les collectivités
Economie
15/10/10 : Situation économique
15/10/10 : Les Crises du Monde Agricole
15/10/10 : Les Augmentations de l’été
15/10/10 : Les Profits des Grandes Entreprises
Protection sociale / Santé
20/12/10 : La réforme de l’Agence du Médicament (AFSSAPS) a été adoptée le parlement 01/11/10 : Réforme des Retraites - Revue de détails des principales dispositions de la loi adoptée par le Sénat et l’Assemblée Nationale
15/10/10 : La Réforme des Retraites et les Budgets Sociaux
14/12/10 : Comment sauver la protection sociale un casse tête pour 2012
Collectivités territoriales
28/11/11 : Faillite Municipale record aux USA
23/10/09 : Les élus locaux ne connaissent pas la crise
10/10/09 : Présence des Services Publics dans les communes et départements ruraux
Population / Statistiques
24/11/11 : Selon l’INSEE, les inégalités de patrimoine se sont creusées en France entre 2004
Société
08/12/11 : Examen par le Sénat d'un projet de loi sur le vote des immigrés
et 2010
24/02/11 : Informations générales sur la politique intérieure
15/10/10 : La Sécurité Discours de Grenoble (Roms)
15/10/10 : Les Otages et la Politique Etrangère
3- Affaires et Justice
15/12/11 : Les emplois fictifs de la mairie de Paris
13/12/11 : Affaire Karachi : Renaud Donnedieu de Vabres mis en garde à vue
21/09/11 : Attentat de Karachi et Financement occulte
21/09/11 : Médiator et Laboratoire Servier
20/09/11 : Procès de J Chirac
00/09/11 : Procès Clearstream
13/09/11 : Indépendance des juges
12/09/11 : Françafrique / affaire Bourgi
08/09/11 : Mise en examen du Sénateur et Président du Conseil Général des Bouches du Rhône
07/09/11 : Affaires Servier suite
10/03/11 : Le report du procès de Jacques Chirac
05/03/11 : Affaires : Le PS pris à son tour dans la tourmente des affaires à Marseille
25/02/11 : Vacances du Premier Ministre et autres
11/01/11 : MEDIATOR : SERVIER un labo dopé aux politiques
15/10/10 : Les Affaires, Woert, Boutin, Pasqua, Estrosi, Fadeal Amara, secret des sources
15/10/10 : Financement de la politique et vente d'armes (attentat de Karachi)
4 - Politique française
19/12/11 : La chute de deux icônes du sarkozysme
12/12/11 : Présidentielles 2012 (D. de Villepin et N.Dupont St Aignan candidats)
10/12/11 : Elections 2012 : PS : Investiture des candidats socialistes aux législatives
10/12/11 : MODEM : Sans surprise, F Bayrou, officialise sa candidature
19/11/11 : Accord PS /EELV
17/10/11 : Les candidats à la Présidence de la République 2012, à 6 mois du 1° tour
01/10/11 : Election du Président du Sénat
28/09/11 : Primaire Socialiste
08/04/11 : Programme du PS pour 2012
05/04/11 : Création d’une confédération du Centre Républicaine, Humaniste, Sociale et Ecologique,
12/03/11 : Un nouveau sondage publié ce jour par la Dépêche du Midi confirme la montée du FN
08/03/11 : Présidentielles 2012
27/02/11 : Démission des Ministres M. Alliot Marie et B. Hortefeux
01/10/10 : La difficulté de l'exercice politique dans le monde moderne
5 - Europe
05/12/11 : France Allemagne - Une convergence inévitable qui dérange
23/11/11 : Classement des Ministres des Finances Européens par le Financial Times
20/11/11 : Espagne - Elections Législatives
08/11/11 : Suite du G20 – Ce G20 a signé la fin des gouvernements Grec et Italien et la démission des Premiers Ministres Silvio Berlusconi et G Papandréou
23/07/11 : Attentat fasciste en Norvège
25/03/11 : Portugal : Démission du Premier Ministre Portugais, J. Socrates
05/02/09 : L’Europe, la PAC et les nouveaux défis
6 - Internationales
22/12/11 : Génocide Arménien – vote d’une loi contre le négationnisme du génocide arménien
20/12/11 : L’armée américaine a définitivement quitté l’Irak le 18/12
11/12/11 : Russie Elections législatives
06/12/11 : Révolte des peuples arabes et montée du pouvoir islamique
01/12/11 : Selon Transparency International la corruption renforce la crise (publication du rapport annuel)
20/10/11 : Disparition du Colonel Kadhafi dans les combats pour la libération de la ville de Syrte
02/05/11 : Oussama Ben Laden tué au Pakistan
04/04/11 : Côte d'Ivoire : Intervention militaire française
31/03/11 : Internationales : Japon, Libye, Côte d'Ivoire
25/03/11 : Monde Arabe
18/03/11 : Libye
24/02/11 : Evénements internationaux significatifs depuis janvier
7 - Crise des dettes souveraines
15/12/11 : Après les Etats et les banques, S&P menace les régions et les grandes villes
09/12/11 : Sommet Européen - Accord à 26
08/12/11 : Sommet Européen à Bruxelles
07/12/11 : Carte de la notation des dettes européennes et perspectives de déclassement des pays notés 3A vers AA+ ou AA
24/11/11 : Nouvelles tensions entre la France et l’Allemagne sur le rôle de la BCE
10/11/11 : Evolution de l'exposition des banques françaises aux dettes souveraines grecques et italiennes
09/11/11 : Impact de la crise italienne sur les taux des emprunts d'états
07/11/11 : Grèce : Après le retrait du référendum
03/11/11 : Le Premier Ministre Grec, G. Papandréou, a décidé de soumettre le dernier plan de sauvetage de son pays à un référendum
30/10/11 : Renforcement de la convergence entre la France et l'Allemagne
27/10/11 : Résultats positifs du sommet : Principales mesures
26/10/11 : Recapitalisation des Banques françaises
26/10/11 : Nouveau sommet européen pour sortir de la crise des dettes souveraines
18/10/11 : Moody's donne un premier coup de canif à la note "AAA" de la France
04/10/11 : DEXIA première victime de la crise des dettes souveraines
04/10/11 : Eurogroupe – Sauvetage de la Grèce
29/09/11 : Plan de sauvetage de la Zone Euro approuvé par le Bundestag
20/09/11 : L'Italie une nouvelle fois dégradée par S&P
20/09/11 : les banques françaises dans la tourmente
12/09/11 : Dette Grecque : Démission du chef économiste de la BCE
8 - Environnement / Nucléaires et Autres
10/12/11 : Sommet de Durban : l'UE et 90 pays vulnérables au réchauffement climatique demandent des actes pour enrayer les émissions de GES.
08/12/11 : Sommet de Durban sur le Climat
21/10/11 : Dérèglement climatique
05/05/11 : Fukushima
12/09/11 : Marcoule
05/04/11 : Accident nucléaire de Fukushima (infos publiées par la presse et par les autorités japonaises)
25/03/11 : Fukushima
15/10/10 : L’environnement : Après l’échec de Copenhague, exit les engagements du grenelle de l’environnement
03/01/10 : Sommet de Copenhague
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1 - Marcillac / Corrèze / Limousin
05/12 : Séance animée au Conseil Général de la Corrèze :
au cours de la dernière séance du Conseil Général, le Président F. Hollande, après avoir fait le constat d’une situation rendue difficile par un endettement élevé a proposé une augmentation de la taxe sur le foncier bâti de 6,5% et une baisse des dépenses au travers de la suppression de la gratuité des transports scolaires et de la mise sous conditions de ressources de l’aide de 1000€ destinée à la garde d’enfants.
La situation difficile de la Corrèze ne doit rien au hasard, elle montre une fois de plus la difficulté pour des élus dopés à la dépense publique de maîtriser la gestion financière des collectivités dont ils ont la charge. La gestion de l’argent public mérite mieux que ces débats inutiles et stériles dans lesquels les uns et les autres ne cherchent qu’à se défausser de leurs responsabilités.
En attendant, les corréziens vont connaître une nouvelle augmentation de leurs impôts et il y a malheureusement fort à parier qu’elle ne sera ni la seule, ni la dernière.
25/09 : Elections cantonales partielles : Bernadette Chirac est élue au premier tour avec 60,8% des voix.
04/05 : Communautés de Communes : La carte issue des cogitations de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) fait un sacré ménage dans les communautés de communes. Le préfet précise que sa proposition de schéma " n'est qu'une base de réflexions" qui fera l'objet de discussions et d'amendements de septembre à octobre.
Le gros morceau des regroupements porte sur le secteur de Brive, qui a l'opportunité « de se doter d'une agglomération de taille à peser dans le grand sud-ouest » note Alain Zabulon.
15/04 : Incendie de Forêt : Les pompiers de Marcillac et de Tulle sont intervenus le 15/04 sur un incendie qui a détruit un quinzaine d'hectares de forêt sur la commune Marcillac.
11/04: Lancement des premiers travaux relatifs à la création d'une voie verte entre le Camping et la plage du Puy Nachet (travaux financés par la Communauté de Communes).
31/03 : Elections Cantonales : Lors de la première séance du nouveau Conseil Général présidée par B. Chirac, F. Hollande a été réélu Président du Conseil Général de la Corrèze avec 20 voix contre 17 à son adversaire de droite C. Nougein.
Une fois élu Président du Conseil Général de la Corrèze il a officialisé sa candidature à la primaire socialiste destinée à désigner le candidat socialiste à la présidentielle de 2012.
27/03 : Elections Cantonales : En Corrèze, F. Hollande et sa majorité sortent vainqueurs des élections avec plus de 54% des voix et une majorité de 3 sièges. Après la perte du canton d'Ussel Ouest au premier tour, la gauche conserve ses cantons et gagne ceux de La Roche Canillac et Eygurande.
A La Roche Canillac, B. Combes et A Chambon l'emportent avec 55,71% des voix sur JL Bachellerie, candidat sortant UMP, au terme d'une belle campagne.
Cette victoire, a été dignement fêtée lors d'une soirée organisée à Clergoux en présence de F. Hollande et de nombreux élus du département.
23/03 : Canton de La Roche Canillac : Désistement du candidat du Front de Gauche E. Roubertie, en faveur de B. Combes candidat du PS. Lors d’une réunion qui s’est déroulée à Clergoux le 23/03, en présence de plus de 300 militants et sympathisants du PC et du PS parmi lesquels figuraient P. Bagnarol, Secrétaire Départemental du PCF, D. Grador, J. Maison et bien d’autres E. Roubertie et C. Audouin, ont pris la parole pour appeler avec force tous les communistes à voter en faveur de B. Combes et à redonner ce canton à la gauche. Pas une voix ne doit manquer à B. Combes le 27/03.
Les communistes ont par ailleurs rappelé les valeurs pour lesquelles ils se battent et la nécessité de réunir toute la gauche dans sa diversité face à une droite en échec aujourd’hui rejetée par une grande majorité des français. Une droite cynique et méprisante qui gouverne le pays au profit d’une minorité.
F. Hollande a rappelé l’importance d’une victoire de la gauche dans ce canton tout en précisant qu’aujourd’hui la gauche réunie obtient plus de 58% des voix sur le département mais qu’elle peine à obtenir une majorité nette notamment du fait des cantons ruraux dans lesquels elle est battue au premier tour de quelques voix comme à Lapleau, Bugeat et Corrèze. Il a également appelé les écologistes corréziens à dépasser les querelles locales et à suivre les consignes de désistement nationales
B. Combes, après avoir rappelé les résultats du premier tour qui le place devant le candidat de l’UMP a remercié chaleureusement E. Roubertie et le
Parti Communiste ainsi que tous les militants et sympathisants qui travaillent à son élection.
La réunion s’est terminée par le pot de l’amitié
16/03 : Meeting de soutien à la candidature de B Combes : environ 250 personnes se sont réunies pour écouter les interventions des candidats et des invités F. Hollande et M. Le Branchu.
Au delà des enjeux locaux, F. Hollande a commencé son intervention en rappelant la difficulté de l'action politique et ses limites face à certains événements comme la catastrophe que subit le peuple japonais. Il a ensuite insisté sur l'importance du département dans la vie quotidienne des citoyens et décrit les menaces qui pèsent sur son existence.
M. Lebranchu, ancienne Garde des Sceaux s'est attachée à placer ses interventions sur le domaine social qui constitue la compétence majeure du département. Elle a notamment démontré les effets pernicieux des politiques conduites par l'UMP qui introduisent le secteur privé partout en lieu et place des services publics. La première conséquence de ces politiques étant l'affaissement de la solidarité nationale et sa transformation en activités commerciales au profit des entreprises et des assurances privées. En qualité de Présidente des Elus socialistes et Républicains elle a terminé son intervention en rappelant la nécessité de maintenir la péréquation pour assurer le développement des territoires. Une péréquation aujourd'hui menacée par le renforcement des grandes métropoles et la réforme des collectivités.
Face au rouleau compresseur des réformes du gouvernement et ses effets négatifs sur les populations tous les intervenants ont rappelé l'intérêt de voter à gauche et de voter pour B Combes dans le Canton de La Roche Canillac.
14/03 : Marcillac : Lancement de la construction de la voie verte située au bord du lac entre le terrain de Pétanque et le Viaduc : Cet aménagement d'un coût de plus de 400 000€ (demandé par la Municipalité puis décidé et financé par la communauté de communes au titre du tourisme) va embellir cette zone du lac, mais son intérêt pour les Marcillacois et le tourisme n'est malheureusement pas démontré. Une dépense qui aurait pu être mieux utilisée et plus pertinente ailleurs, qui pose la question du fonctionnement du conseil communautaire qui a décidé de sa réalisation !
A chacun d’apprécier !
1/03 : CR de la réunion qui s'est tenue à Marcillac le 24 02 2011 : Cette réunion organisée par l’association avec l’objectif de permettre à ses membres un échange avec les candidats aux cantonales B. Combes et A. Chambon, a réuni un peu plus de 60 personnes. Un beau succès qui montre l’intérêt porté à cette élection et à la candidature de B. Combes. Les échanges se sont déroulés dans un excellent climat qui a permis un échange fructueux durant lequel de nombreuses questions qui ont été abordées notamment sur la santé, l’APA, l’économie, les services publics, l’école, les communautés de communes, l’emploi, les jeunes, les difficultés financières …..
2 - France
Budget / fiscalité
10/10 : Augmentation de la Taxe d'Habitation : Le transfert de la part départementale de TH, vers le bloc « communes et communauté de communes » risque de se traduire par une hausse. Ce transfert s'inscrit dans le cadre de la réforme de la fiscalité des collectivités. Désormais les EPCi en TPU (comme celle de Ventadour) auront une fiscalité mixte et il ne sera plus possible de dire à Marcillac que nous bénéficions des services de la comcom gratuitement !
31/03 : Déficit public de la France : réduit à 7% du PIB en 2010 contre 7,5% en 2009, a confirmé l'Insee jeudi. Un chiffre nettement en dessous de l'objectif initial de 7,7%.
Le déficit public notifié à la Commission européenne a été réduit de 6 milliards d'euros l'an dernier, précise l'Insee. La dette publique a parallèlement augmenté de 98,5 milliards d'euros sur l'année, soit 81,7% du PIB.
11/12/09 Principaux chiffres des Budgets de l’état Français pour 2010
1 - Données générales (contexte et autres)
Les chiffres inscrits dans les tableaux sont issus des documents officiels
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Données générales |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
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PIB |
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1891 |
1892 |
1850 |
1863 |
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Croissance |
|
1,9 |
0,4 |
-2,25 |
0,75 |
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Inflation |
|
1,5 |
1,5 |
0,4 |
1,2 |
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Déficit commerce ext. |
-39 |
55,7 |
-78 |
* |
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Chômage |
|
8% |
7,4% |
10,1% |
* |
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Prélèvements obligatoires |
* |
834 |
786 |
814 |
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Budget de l'Etat |
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Dépenses |
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341 |
345 |
363 |
387 |
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Contributions collectivités |
49 |
51 |
56 |
84 |
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|
Contributions Europe |
17 |
18 |
20 |
18 |
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Dépenses nettes |
275 |
271 |
287 |
285 |
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|
dont investissements |
13 |
13,5 |
19,2 |
20,3 |
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Recettes |
|
* |
218 |
155 |
167 |
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Déficit |
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50 |
66 |
141 |
116 |
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Budget des Collectivités |
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Dépenses |
|
200 |
206 |
212 |
* |
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dont Investissements |
47 |
57 |
55 |
* |
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Dettes |
|
104 |
136 |
* |
* |
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Budgets sociaux |
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Dépenses |
|
407 |
414 |
428 |
435 |
|
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Maladie |
|
172 |
179 |
185,6 |
179 |
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Vieillesse |
|
169 |
181 |
188 |
195 |
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Famille |
|
55 |
56,9 |
59 |
54 |
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Maladie Pro. Accidents Tr. |
11,7 |
12,2 |
12 |
13 |
|
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|
Déficit |
|
9 |
10 |
25 |
31 |
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Dettes sociales |
73 |
80 |
106 |
* |
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Dettes globales |
1209 |
1327 |
1457 |
1654 |
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Besoins financement |
114 |
128 |
165 |
212 |
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(*) Données non disponibles à compléter
-
Loi de Finances 2010 http://www.budget.gouv.fr/index.php
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Loi de Finances de la Sécurité Sociales http://www.securite-sociale.fr/chiffres/lfss/lfss2010/lfss2010.htm
-
Comptes des collectivités locales Ministère de l’Intérieur DGCL http://www.budget.gouv.fr/index.php
Commentaires :
-
La croissance enregistre en 2009 une baisse de 2,25%, le retour à la croissance en 2010 reste faible avec une progression de 0,75%,
-
Le déficit du commerce extérieur s’établit pour 2009 à 78 milliards et les prévisions 2010 ne sont pas optimistes,
-
Le taux de chômage qui a augmenté de 2,5% en 2009 et touche plus de 10% de la population active devrait encore s’aggraver,
-
Les dépenses nettes de l’état central hors plan de relance sont stabilisées, mais ne baissent pas
-
En 2009 les recettes se sont effondrées de 63 milliards sous l’effet de la crise et des dispositions fiscales prises, un léger redressement est prévu pour 2010
-
Le déficit des comptes publics a atteint 141 milliards en 2009 et fait l’objet d’une prévision de 116 milliards pou 2010,
-
La dette de 1200 milliards fin 2007 a explosé pour atteindre fin 2009 1457 milliards, avec une prévision pour 2010 de 1654 milliards
-
Les budgets des collectivités territoriales ont légèrement augmentés après de fortes augmentations des années précédentes. L’effort d’équipement réalisé conduit à une dette cumulée de 136 milliards fin 2008.
-
Les budgets sociaux poursuivent leur croissance mais les recettes ne suivent pas. 25 milliards de déficit en 2009, avec une prévision de 31 milliards pour 2010. La dette sociale atteindra 106 milliards fin 2009 ce qui demandera dans les années avenirs une augmentation de la CRDS.
-
Les besoins de financement de l’état français passent de 114 milliards en 2007 à 212 en 2010. Le besoin de financement représente le montant que l’état français doit emprunter sous diverses formes (emprunts, bons du Trésor...) pour couvrir l’ensemble de ces déficits et l’amortissement de sa dette (remboursement des emprunts et autres),
-
Le taux de prélèvements que la France applique sur son pib fait partie des plus élevé au monde. Nous sommes en compagnie des pays du Nord de l’Europe qui sont engagés depuis plusieurs années dans une phase de réduction, alors que nos prélèvements hors effet de la crise sont au mieux stabilisés. Ce taux n’intègre pas les cotisations de chômage (UNEDIC), les cotisations aux retraites complémentaires et ne prend pas en compte les assurances privées (mutuelles), les prélèvements relatifs à la formation, aux transports et aux logements….. Pour information en 2007 le taux était de 43,6 % pour la France, contre 37,1 % au Royaume-Uni, 35,6 % en Allemagne, 28 % aux États-Unis, 27,9 % au Japon et 35,9 % en moyenne dans l’OCDE
Observations : Il convient de rappeler que le chômage n’est pas indemnisé par l’état mais par l’UNEDIC qui est une caisse privée alimentée par les cotisations salariales et patronales. L’état intervient sur l’indemnisation du chômage partiel et au travers de nombreux dispositifs. Les budgets consacrés à ces missions sontde l’ordre de24,5 milliards.
Comptes de l’Unedic
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Comptes de l'UNEDIC |
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2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
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Cotisations |
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29,8 |
30,3 |
31,3 |
34,1 |
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Allocations versées |
24,3 |
21 |
30,4 |
30,5 |
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Autres charges |
1,8 |
4,3 |
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Soldes |
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3,7 |
5 |
-0,9 |
-3,6 |
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Situation cumulée |
-10 |
-5 |
-5,9 |
-9,5 |
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La crise dégrade les comptes de l’UNEDIC qui vont devenir nettement déficitaires en 2010 et conduire l’UNEDIC à une dette cumulée de 10 milliards. Le rétablissement des comptes et la réduction de la dette impose la réduction du chômage, une augmentation des cotisations (difficile) ou une réduction des allocations versées.
De même en ce qui concerne les retraites il faut ajouter aux chiffres de la LFSS les sommes collectés par les régimes complémentaires AGIRC et ARRCO. Plus de 30 milliards collectés et versés chaque année avec un fond de réserve de plus de 58 milliards fin 2008.
Comptes AGIRC et ARRCO
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AGIRC et ARRCO Régimes de Retraites complémentaires |
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2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
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Cotisations |
31862 |
33313 |
34524 |
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Retraites |
29952 |
31254 |
32818 |
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Réserves |
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58450 |
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Source : http://www.arrco.fr/fileadmin/agircarrco/documents/rapports_activite/rapport_activite_arrco.pdf
Commentaires : les caisses de retraites complémentaires gérées paritairement sont excédentaires, soit une situation exceptionnelle.
Evolution des dépenses publiques
Les dépenses publiques sont plus larges que celles couvertes par les prélèvements obligatoires, largement utilisées pour assurer la comparaison des économies. Ainsi, pour la France la dépenses publiques pour 2008 se sont élevées à 1027 milliards soit 52,7% du PIB.
Graphique d’évolution de la dépense publique en Europe
2 -Budget de l’Etat pour 2010 - Loi de Finances 2010
2.1 - Tableau des recettes 2010
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Tableau des recettes budget 2010 |
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2008 |
2009 |
2010 |
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Recettes fiscales brutes |
357307 |
325925 |
347059 |
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IRPP |
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59198 |
55990 |
54678 |
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autres impôts |
6527 |
6655 |
8443 |
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IS |
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62604 |
48220 |
50400 |
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Autres impôts et taxes |
14622 |
12757 |
26027 |
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TIPP |
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16100 |
14861 |
14503 |
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TVA |
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178109 |
169333 |
170990 |
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Enregistrement timbres |
20147 |
18109 |
22018 |
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Dégrèvements |
92174 |
-113703 |
-94804 |
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Recettes fiscales nettes |
265133 |
212223 |
252225 |
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Recettes non fiscales |
22791 |
19167 |
14921 |
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Transferts |
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69876 |
72263 |
102765 |
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Collectivités territoriales |
51174 |
56298 |
84612 |
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Europe |
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18703 |
19965 |
18153 |
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Recettes nettes |
218048 |
155127 |
164411 |
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Fond et recettes assimilées |
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3122 |
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Recettes totales |
218048 |
155 127 |
167533 |
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Commentaires :
- Les recettes se sont effondrées en 2009 sous l’effet de la crise, d’un accroissement des dégrèvements et de mesures fiscales (taxe sur les restaurants). L’année 2010 marque une faible remontée.
- Les dégrèvements ont atteint un pic en 2009 avec 113 milliards. Ils sont en recul pour 2010 mais restent encore très élevés. Ces dégrèvements sont utilisés pour stimuler ou aider les secteurs en difficulté.
-A noter la contribution de l’Etat au financement des collectivités locales qui s’élève en 2010 à 84 milliards du fait de la prise en charge pour 2010 de 31 milliards relatif à la TP supprimée et remplacée par la CET). L’impact net sur le budget 2010 sera une charge de 11 milliards. En 2010 l’état encaissera le produit de la nouvelle CET et verser au communes la TP calculées sur les anciennes bases, la CET entrera en vigueur en 2011 pour les collectivités territoriales.
- la contribution au budget de l’Europe s’établit autour de 18 milliards (1% du pib), c’est la règle communautaire.
2.2 - Tableau des Dépenses 2010
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Tableau des dépenses budget 2010 |
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Remboursement des dégrèvements |
94,8 |
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Enseignement scolaire |
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60,8 |
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Engagement financier |
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44,1 |
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Défense |
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37,1 |
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Recherche et Enseign. Sup. |
24,8 |
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Sécurité |
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16,3 |
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Solidarité insertion |
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12,3 |
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Gestion des finances |
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11,5 |
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Travail et emploi |
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11,4 |
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Ecologie et développement |
10,1 |
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ville et logement |
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7,9 |
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Justice |
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6,8 |
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Régimes sociaux |
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5,7 |
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Plan de relance |
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4,1 |
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Aide développement |
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3,5 |
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Agriculture pêche |
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3,4 |
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Anciens combattants |
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3,4 |
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Culture |
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2,9 |
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Action extérieure |
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2,6 |
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Administration générale |
2,6 |
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Relations collectivités |
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2,5 |
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Economie |
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1,9 |
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Outre Mer |
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1,9 |
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Santé |
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1,2 |
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Medias |
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1,1 |
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Pouvoir public |
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1 |
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total |
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388 |
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Les budgets inférieurs à 1 milliards ne sont indiqués |
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les chiffres sont arrondis à la première décimale |
Commentaires :
Le classement des budgets n’évolue pas énormément, si l’on met les dégrèvements de côté, les quatre premiers budgets sont : L’Enseignement, les engagements financiers (intérêts annuels de la dette), la Défense, la Recherche et l’Enseignement supérieur et la sécurité.
A noter que les intérêts de la dette s’élèvent à 44 milliards et n’ont pas augmenté avec la dette du fait des taux d’intérêt très bas. Ce montant élevé peut rapidement augmenter si les taux remontent ou encore si la note de solvabilité de l’état aujourd’hui max est dégradée par les agences de notation.
2.3 - Synthèse Loi de Finances 2010 et comparaison LF rectifiée 2009
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LFR 2009 |
LF 2010 |
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Dépenses totales |
364,7 |
388 |
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Dépenses courantes |
348,2 |
352,3 |
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Plan de relance |
16,4 |
4,1 |
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Prise en charge de la TP |
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31,6 |
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Recettes nettes |
212,2 |
252,3 |
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Recettes courantes |
228 |
255,1 |
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Plan de relance |
-15,8 |
-2,9 |
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Recettes non fiscales |
19,2 |
14,9 |
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Solde comptes spéciaux |
-7,7 |
4,8 |
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Dont impact relance |
-6,7 |
-0,1 |
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Solde |
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-141 |
-116 |
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Commentaires :
Le plan de relance agit de deux manières, le financement direct (16,4 milliards en 2009 et 4,1 en 2010) et la défiscalisation (15,8 milliards en 2009 et 2,9 en 2010), soit au total 39 milliards.
Les recettes non fiscales proviennent des entreprises dont l’état détient tout ou partie du capital et sont essentiellement constituées des dividendes perçus.
Le déficit se réduit mais reste encore important 116 milliards.
2.4 - Besoins de financements Budget 2010
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Financement complémentaire aux recettes budget 2010 |
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Déficit budgétaire |
116 |
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Amortissement de la dette |
96 |
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Besoins de financement |
212 |
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3 - Analyses et observations sur la Loi de Finances pour 2010
Les résultats de la politique conduite par N Sarkozy et son Gouvernement ne sont pas aussi bons que qu’ils affirment. La situation financière est désastreuse, tous les comptes sont dans le rouge y compris ceux de l’UNEDIC et la dette atteint des sommets qui risquent de compromettre l’avenir du Pays. A cet égard, Il convient de rappeler que F Fillon, à peine installé à Matignon avait fustigé l’importance la dette qui s’établissait alors à moins de 1200 milliards et il avait même dit « la France est en faillite ».
Cette situation est essentiellement liée au fait que les recettes se sont effondrées alors que les dépenses ont continué de croître. Les marges de manœuvre du gouvernement sont réduites, il ne peut procéder à des réductions de dépenses sans risquer l’impopularité et une crise sociale et il ne peut pas davantage augmenter les recettes sur les activités car cela pèserait sur l’économie qui est déjà bien malade ou encore augmenter les cotisations et les impôts sur les revenus sans affecter gravement le pouvoir d’achat des français et la consommation. Le recours à la dette était donc inévitable. Sans un retour rapide significatif de la croissance l’état devra réduire de manière drastique ses dépenses et probablement vendre quelques uns de ses actifs pour accélérer le désendettement.
Si en 2009, la France a mieux résisté à la récession que beaucoup de pays, avec un recul du PIB de 2,25% pour une moyenne européenne de 4%, c’est essentiellement grâce à l’efficacité de notre système de protection sociale qui a amorti les effets de la crise et paradoxalement à un impact moindre lié d’une part à l’effondrement du commerce international et d’autre part aux faiblesses structurelles de notre économie.
Malheureusement, ce qui était hier un avantage est devenu un handicap dans la reprise. Par ailleurs, le plan de relance qui a ignoré la consommation n’a toujours pas produit les effets escomptés et nombre d’économistes pensent qu’il n’était pas suffisant pour soutenir les activités économiques et créer une dynamique. Mais la France pouvait elle faire plus ?
L’examen de ce qui se passe ailleurs montre que l’Allemagne réussit mieux que la France quoi qu’en dise le Président, les chiffres sont là : moins de chômage, une reprise plus dynamique, un accroissement de la dette plus faible et le retour à un excédent du commerce extérieur.
Il semble bien que le problème majeur de notre pays réside dans la propension de ses dirigeants à conduire des politiques de court terme essentiellement guidées par l’actualité et les élections, auxquelles s’ajoute le manque de courage politique. De ce point de vue, les différences avec l’Allemagne sont frappantes. En effet, les gouvernements successifs (de W Brandt SPD à A Meckel CDU) et les entreprises de ce pays ont une autre conception de l’intérêt général qui privilégie toujours les politiques de longs termes, quitte à sacrifier parfois le court terme ou à devenir impopulaire comme le Chancelier Gérard Schroeder. Par ailleurs, les rapports sociaux intègrent largement l’idée que la prospérité de la société n’est possible et durable que si elle est équitable et profite au plus grand nombre.
Pour le moment les résultats obtenus par la France ne sont pas probants pour la majorité des français. En effet :
-
Un déficit des comptes publics sans précédent et une dette abyssale ;
-
Un chômage qui atteint 10% et continu d’augmenter, alors qu’il est stabilisé en Allemagne autour de 7,5% et que l’emploi repart aux USA ;
-
Une baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités avec comme corollaire de plus en plus de personnes jetées dans les difficultés et la pauvreté ;
-
Un nombre élevé de sociétés en faillite ou en redressement judicaire,
-
Tous les secteurs du monde agricole en crise,
-
Un commerce extérieur qui ne se redresse pas,
-
La récession stoppée mais une reprise faible et fragile …..
C’est aussi :
-
Des résultats positifs voire bons, pour les grandes entreprises,
-
Des banques en quasi faillite il y a moins d’un an qui se sont rétablies et gagnent à nouveau beaucoup d’argent alors que l’économie sort à peine de la récession,
-
Un état central qui continue à vivre au dessus de ses moyens et des collectivités locales qui peinent à maîtriser leurs dépenses et font mine d’ignorer que les ressources qu’elles consomment pèsent de plus en plus sur les ménages...
Un bon bilan nous dit le Président ! Mais pour qui ? La réponse tient probablement dans la désignation par les banquiers, du titre flatteur de meilleur Ministre des Finances Européen à madame C. Lagarde !
Beaucoup de citoyens de nos campagnes très éloignés de ces sujets pensent ne pas être concernés par ces débats qu’ils qualifient souvent de « politiques », malheureusement ils oublient simplement que ce sont les politiques qui gèrent la société et l’avenir dépend essentiellement de ce qu’ils font ou pas. La crise semble s’éloigner, c’est un résultat positif mais la situation des comptes publics signifient des conditions de vie plus difficiles notamment pour les plus faibles.
Enfin, Le rétablissement spectaculaire du système financier international avec l’aide des états, montre l’impuissance et l’incapacité des politiques à reprendre le contrôle de ce système qu’ils ont contribué à installer et qui capte à son profit une partie importante de la richesse produite au détriment des populations. Sa mise sous contrôle, essentielle pour garantir la stabilité et le développement du monde, ne pourra pas s’effectuer sans une rupture avec l’idéologie ultra libérale dans laquelle l’argent a pris le pas sur l’homme.
27/11/09 Le réchauffement climatique et la taxe carbone
En France, l’arme absolue des politiques pour traiter les problèmes qui surviennent repose toujours sur la fiscalité. Le gouvernement poussé par les écologiques n’a pas dérogé à cette règle en inventant cette nouvelle taxe dont le principal effet ne sera pas la baisse de production de carbone, mais celle du pouvoir d’achat des français, notamment de ceux qui vivent en milieu rural.
A bien y regarder, la création de cette taxe intervient en même temps que la suppression de la taxe professionnelle, est-ce une coïncidence ou le fruit d’un habile montage permettant de réaliser sans le dire un transfert de charges des entreprises vers les consommateurs. L’avenir proche nous le dira mais tout est en place pour qu’en 2011, il suffise d’augmenter le taux de cette taxe pour récupérer les recettes perdues sur la TP ! L’état français est familier de ces pratiques et le silence gêné des politiques qui craignent de perdre des ressources dans les collectivités qu’ils gèrent, montre la grande probabilité de ce raisonnement.
Rappelons simplement que la France émet moins de 1% du carbone rejeté dans le monde, que ses émissions sont stabilisées alors que celles des USA, de la Chine, de l’Indonésie, de la Russie et de l’Inde qui représentent plus de 60% du total, continuent de s’accroître. Le réchauffement climatique est un problème mondial sur lequel l’action des français n’aura qu’un effet insignifiant. Nous devons certes poursuivre les efforts engagés, mais attention aux discours derrière lesquels se cache une démarche purement politique et un modèle de société sans croissance voire de décroissance.
Les constats sur le réchauffement sont bien réels et l’émotion créée notamment par les films réalisés par A Bertrand et N Hulot, légitime. Toutefois, les problèmes à régler sont plus complexes qu’il n’y paraît et les solutions aujourd’hui proposées ne sont que la traduction de nos connaissances actuelles qui sont encore faibles. N’oublions pas que la climatologie est une science récente dans laquelle tout ou presque reste à découvrir.
Après le protocole de KYOTO, signé en 98 mais peu appliqué, il y a bien peu d’espoir que la conférence de COPENHAGUE permette d’avancer significativement malgré l’engagement récent des USA et de la Chine à diminuer leurs émissions pour les prochaines années. En fait, aucun pays n’est prêt à sacrifier son développement pour un problème dont la responsabilité est collective et dont les solutions restent à trouver et à démontrer. Les pays occidentaux ne pourront pas obtenir sans contreparties importantes, que le reste du monde renonce au développement dont nous avons bénéficié. Pour parvenir à un accord, les occidentaux devront probablement accepter de mieux partager les richesses du monde et trouver d’autres formes de développement que celles progressivement imposées par le système libéral qui ignore l’homme et la planète avec comme seul objectif les profits
09/10/09 Suppression de la Taxe Professionnelle, un avenir sombre pour les collectivités
La taxe professionnelle (TP) qui est une ressource essentielle pour l'ensemble des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), s’avère particulièrement handicapante pour le développement économique dans un monde de plus en plus concurrentiel. La compétitivité de nos entreprises étant aujourd’hui indispensable pour assurer l’avenir, le Gouvernement a donc décidé de supprimer cette taxe et de la remplacer à compter de 2010 par une contribution plus adaptée appelée Contribution Economique Territoriale.
Cette contribution sera composée d'une cotisation locale d'activité (CLA) assise sur les valeurs foncières des entreprises et d'une cotisation complémentaire (CC) assise sur la valeur ajoutée.
Son taux sera fixé au niveau national de 0% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 500.000 euros par an, à 1,5% pour celles dont le chiffre d'affaires excède 50 millions d'euros par an.
Notons par ailleurs, que les bases foncières des établissements industriels seront réduites de 15%, y compris en matière de taxe foncière, et les règles de liaison des taux seront renforcées.
Enfin, pour garantir la baisse de la charge fiscale pesant sur les entreprises les plus imposées, le plafond, actuellement fixé à 3,5% de la valeur ajoutée, sera ramené à 3%.
Afin d'éviter que la réforme puisse pénaliser certaines entreprises qui étaient jusqu'à présent relativement peu imposées, plusieurs aménagements spécifiques ont été prévus.
Quant à l'assiette taxable, elle sera plafonnée à 80% du chiffre d'affaires, "pour éviter que la réforme fasse peser une charge excessive sur les entreprises intensives en main d'oeuvre".
Enfin, la réforme prévoit un lissage sur 5 ans du dispositif.
Le ministère de l'Economie garantit également "qu'aucune entreprise ne pourra voir sa cotisation augmenter de plus de 500 euros ou 10% en 2010".
Corrélativement, afin de limiter les gains des grandes entreprises de réseaux - télécoms, énergie, ferroviaire - qui bénéficieraient à plein de la réforme alors même que leur activité est peu susceptible d'être délocalisée, le Gouvernement propose la création d'une imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), à hauteur d'environ 1,5 milliard d'euros.
Pour ne pas pénaliser les collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale, alors même que 2010 sera une année neutre, le projet de loi de Finances prévoit une compensation du manque à gagner correspondant à la suppression de la taxe professionnelle, en affectant des recettes de substitution principalement fiscales à chaque catégorie de collectivités territoriales.
La réforme ne produira ses premiers effets concrets sur le financement des collectivités territoriales qu'en 2011. Dans l'intervalle, l'Etat jouera le rôle de chambre de compensation, afin de garantir la stabilité absolue des ressources des collectivités territoriales.
L'entrée en vigueur de la réforme serait prévue en deux temps, puisque les dispositions relatives à la fiscalité des entreprises entreront intégralement en vigueur dès le 1er janvier 2010.
S'agissant de la réforme du financement des collectivités territoriales et des EPCI, elle entrera en vigueur le 1er janvier 2011, afin de permettre à chaque acteur local de disposer de toutes les informations nécessaires à l'établissement des budgets locaux.
Observations pour les entreprises et les collectivités:
-
Une baisse des coûts de production pour les entreprises et donc une amélioration de la compétitivité ;
-
Corrélativement une baisse des recettes fiscales pour les collectivités, difficile à estimer, qui sera compensée en 2010 ;
-
Une augmentation des charges de l’état en 2010 avec des questions sans réponses sur les recettes et un accroissement du recours à la dette plus de 120 milliards en 2010.
-
Une perte de maîtrise des collectivités sur une nouvelle partie de leurs ressources, le nouveau dispositif étant totalement encadré par l’état (fin de la concurrence fiscale entre les collectivités).
-
Des difficultés en vue pour les communautés de communes financées sous le régime de la TPU (recettes liées à la TP) comme celle de Ventadour ;
-
l’état ne s’engage pas à compenser euro pour euro la perte de recettes des collectivités, au-delà de 2010. Elles seront donc contraintes de s’adapter.
Conclusions : la période de l’argent facile pour les collectivités est terminée, elles vont devoir apprendre à maîtriser leurs charges car leurs recettes vont dépendre d’un état qui n’a plus les moyens et des impôts locaux qui pèsent sur les ménages. Pour Marcillac, une perspective inquiétante, du fait que les dépenses de fonctionnement se sont accrues de plus de 20% sur la période 2008 et 2009, que l’autofinancement a de fait disparu, que les recettes sont appelées à diminuer significativement en 2011 et qu’il est quasi certain que la commune devra intégrer une nouvelle charge destinée à financer la comcom de Ventadour qui ne bénéficiera plus des recettes liées taxe professionnelle unifiée.
Economie
15/10/10 - Situation économique
Les déclarations triomphantes du gouvernement ne parviennent plus à masquer la situation réelle de notre pays. Tous les experts et les économistes indépendants soulignent la faiblesse de la France et le décalage qui s’accentue avec l’Allemagne.
Le talent de C. Lagarde et ses propos sont là pour rassurer les français et vanter les résultats de la politique conduite. Il est vrai que si l’on se compare à la Grèce, en effet tout va bien ! Par contre la comparaison avec l’Allemagne, est franchement désastreuse. En effet :
- la croissance de la France atteint au deuxième trimestre 0,6% alors que celle de l’Allemagne est de 2,2%, la moyenne européenne étant de 1%,
- le chômage enregistre une forte baisse en Allemagne avec moins de 7% alors qu'en France il stagne autour de 10%, malgré les bricolages statistiques,
- le déficit du budget se réduit plus vite que prévu en Allemagne et sera inférieur à 3 % dés 2012, il sera encore supérieur à 5% en France,
- la dette Allemande est inférieure à celle de la France et se trouve stabilisée alors que celle de la France va continuer de s’accroitre jusqu’en 2013,
- le commerce extérieur est fortement excédentaire en Allemagne alors que la France cumule les déficits depuis plusieurs années et qu'il n'y a pas d'amélioration en perspective.
Les économistes et les agences de notation portent sur la gestion de notre pays des avis très critiques. Ainsi nous pourrions rejoindre les pays dont la dette a été déclassée, la Grèce, l'Espagne et l'Irlande avec des conséquences désastreuses. A cela vient s’ajouter le fait que l’Europe va contrôler les budgets des états avec des sanctions dures pour ceux qui ne respecteront pas les engagements.
Pendant ce temps, les pays émergents progressent rapidement, la Chine devient la deuxième économie du monde et va très vite dépasser les USA. En Europe seule l'Allemagne résiste, tous les autres pays s'enfoncent doucement.
Les gaspillages, le maintien des choix politiques faits il y a deux ans ajouté à un plan de relance inefficace, vont se traduire durement dans le budget 2011. La réduction du déficit imposée par Bruxelles et les agences de notation d’un minimum de 100 milliards en 3 ans, soit 3% du PIB va nécessiter de très gros efforts. Sans marge significative sur les recettes faute de croissance suffisante, nos impôts étant par ailleurs parmi les plus élevés au monde, le gouvernement n'a pas d'autre choix que celui de réduire significativement les dépenses de l'état et des collectivités territoriales.
15/10/10 - Les Crises du Monde Agricole :
Les Ministres se succèdent mais rien ne change, le monde agricole vit une crise permanente. Un jour ce sont les éleveurs, le lendemain les producteurs de lait, puis les producteurs de fruits et légumes, les viticulteurs……… C’est sans fin !
Le nombre d’agriculteurs dans la détresse augmente, sans qu’aucune solution viable ne soit trouvée, de plus en plus endettés ils sont dans les mains des banques et beaucoup ne vivent plus que des primes de la PAC versées par l’Europe. Des primes dont la réduction est programmée pour 2013 c'est-à-dire demain…. A noter que ces primes n’ont été maintenues que grâce à l’action du Président Chirac ! Il y a fort à craindre que le Président Sarkozy qui n’a pas la même empathie pour les paysans, n’ait ni la volonté, ni les moyens de les sauver une fois de plus. En attendant le gouvernement tente de gagner du temps et d'éteindre les incendies comme il peut.
La PAC et la régulation des marchés européens sont aujourd’hui totalement dépassées. Les marchés des denrées alimentaires sont mondiaux et sont livrés, comme les autres à la spéculation financière des traders. Dans ce système, qui est le produit du libéralisme cher à Sarkozy , il n'y a plus de prix fixes, les producteurs sont soumis aux aléas des marchés et les prévisions deviennent impossibles. Le monde agricole est ainsi embarqué dans un véhicule sans frein qui fonce à cent à l’heure, droit dans le mur, alors qu'un tiers de l'humanité ne parvient pas à s'alimenter....
15/10/10 - Les Augmentations de l’été
Comme chaque année, c’est au cœur de l’été que se produisent les augmentations. Ainsi les augmentations du gaz et de l’électricité refusées et jugées indécentes par C Lagarde ont bien eu lieu. Le gouvernement donne le change, fait semblant de défendre les consommateurs mais au final accepte.
L’augmentation de l’électricité a par ailleurs quelque chose de surréaliste, car elle ne se justifie que partiellement par les investissements supplémentaires du plan de relance et le financement des énergies renouvelables. Cette augmentation répond à une demande de l’agence internationale de l’énergie qui trouve que le prix de l’électricité est trop bas pour permettre à la concurrence de s’installer. Curieux, habituellement la concurrence fait baisser les prix au moins dans un premier temps. Cette agence demande même qu'EDF vende à ses concurrents l'énergie qu'elle produit en dessous de ses prix de revient !
On apprend également au détour d’articles publiés dans la presse que nos taxes d’habitation pourraient fortement augmenter en 2011 du fait du remplacement de la TP et du transfert de la part départementale de cette taxe vers les communautés de communes.
La majorité de la population va devoir payer les conséquences d’une crise dont elle n'est pas responsable et assumer en même temps les hausses des produits et services nécessaires à la vie quotidienne. Soit une baisse significative du pouvoir d’achat, qui va frapper les plus modestes et accroître la misère dans notre pays.
15/10/10 - Les Profits des Grandes Entreprises
La publication des résultats semestriels des grandes entreprises montrent que dans l’ensemble elles sont parvenues à maintenir voire à augmenter leurs bénéfices malgré la crise. Le plus étonnant ce sont les résultats des banques, hier au bord de la faillite elles affichent aujourd’hui une santé éclatante, avec la BNP en tête qui a repris le versement de primes considérables à ses hauts dirigeants et à ses traders.
En fait, ces résultats sont largement obtenus sur le dos des salariés et de l’état. D’un côté les subventions et les exonérations de charges et de l’autre la réduction de la masse salariale (moins d’emplois et un blocage des petits salaires).
Il convient d'ajouter que monsieur Copé, président du groupe parlementaire UMP et Avocat d'Affaires, a fait voter par la majorité un amendement qui permet d'exonérer les entreprises de l'impôt sur les plus values liées à la vente de filiales. Un beau cadeau qui bénéficie surtout aux prédateurs financiers qui a coûté 20 milliards à l'état en 2009. Le ministre du budget serait bien inspiré de revenir sur cet amendement au lieu de revenir sur l'avantage fiscal dont bénéficiaient les jeunes mariés.
Protection sociale / Santé
20/12 : La réforme de l’Agence du Médicament (AFSSAPS) a été adoptée le parlement : Cette réforme destinée à mettre fin aux scandales du type MEDIATOR et à garantir la sécurité des médicaments comporte de nombreux volets parmi lesquels un encadrement strict du travail des visiteurs médicaux, la surveillance des conflits d'intérêt, un processus de certification profondément modifié... ». Cette adoption intervient au moment ou l’on apprend par le Figaro qu’un ancien responsable de l'agence devenu consultant pour l'industrie pharmaceutique, le Pr Jean-Michel Alexandre, a perçu à ce titre entre 2001 et 2009 près de 1,2 million d'euros de rémunération des laboratoires Servier.
01/11/10 - Réforme des Retraites - Revue de détails des principales dispositions de la loi adoptée par le Sénat et l’Assemblée Nationale
L’âge légal de départ à la retraite passe à 62 ans, le taux plein à 67 :Après le vote au Sénat hier, les députés se sont prononcés, à leur tour et solennellement cet-après-midi, sur la version définitive du texte de loi sur la réforme des retraites. Bien que très controversées par l’opposition et les syndicats, les dispositions phares du projet sont restées les mêmes, à commencer par le recul de l’âge légal de départ à la retraite, à 62 ans contre 60 actuellement. Ce relèvement concerne les Français nés après le 1er juillet 1951. Il sera cependant progressif, à raison de quatre mois supplémentaires par an, à compter du 1er juillet 2011 jusqu’à atteindre les fameuses deux années de plus et pour tout le monde (ou presque) à l’horizon 2018.
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Parallèlement, l’âge légal pour toucher sa retraite à taux plein - et donc sans décote même si la durée de cotisation légale n’est pas atteinte – sera lui aussi progressivement relevé à partir de 2016 pour passer de 65 ans actuellement à 67 ans à l’horizon 2023.
Enfin, la durée de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein sera désormais fonction de l’allongement de l’espérance de vie. Elle passera de 40,5 ans actuellement à 41 ans en 2012.
Calendrier du passage de 60 à 62 ans
Date de Naissance Âge de départ Date de Départ
1 Juillet 1951 60 ans et 4 mois 1 Novembre 2011
1 Janvier 1952 60 ans et 8 mois 1 Septembre 2012
1 Janvier 1953 61 ans 1 Janvier 2014
1 Janvier 1954 61 ans et 4 mois 1 Mai 2015
1 janvier 1955 61 ans et 8 mois 1 Janvier 2016
1 janvier 1956 62 ans 1 Janvier 2018
Des dérogations pour les emplois pénibles, les familles nombreuses et les parents d’enfants handicapés : Elles concernent notamment les salariés qui ont un taux d’incapacité physique supérieur ou égal à 20% du fait de la pénibilité de leur activité professionnelle. Sous réserve de pouvoir prouver ces facteurs de risques et de faire valider ces constatations par une commission spéciale, ceux-là – 30.000 personnes environ chaque année - pourront partir à la retraite à 60 ans. Pour les autres, il faudra compter sur des accords collectifs de branche pour pouvoir éventuellement bénéficier d’un allègement de charge de travail.
Les aménagements votés par le Sénat en faveur des mères de plus de trois enfants, mais uniquement celles nées entre 1951 et 1955, et des parents d’enfants handicapés ont également été retenus. Celles et ceux-là continueront de bénéficier de la retraite à taux plein sans décote à partir de 65 ans.
Ceux qui ont commencé à travailler très jeunes pourront partir à la retraite plus tôt… mais pas avant 58 ans : Les salariés qui pourront justifier d’une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle nécessaire pour atteindre le taux plein (41 ans à partir de 2012) pourront partir à la retraite anticipée. Cette disposition, qui existait déjà depuis 2003, s’appliquera désormais aussi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. Mais dans tous les cas, il ne sera pas possible de prendre sa retraite avant l’âge de 58 ans, contre 56 actuellement.
Les fonctionnaires vont cotiser plus et ne bénéficieront plus de certains aménagements : Le taux de cotisation retraite des salariés de la fonction publique va passer à 10,55% - comme pour les salariés du privé - contre 7,85 actuellement. Selon le gouvernement, cet alignement progressif se traduira en moyenne par une augmentation de six euros par mois chaque année, pendant 10 ans. Par ailleurs, la réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif permettant aux mères de trois enfants avec 15 ans d’activité de partir à la retraite à l’âge de leur choix. Seule consolation pour les fonctionnaires, la réforme ne touche pas au mode de calcul de leur retraite, basé sur les six derniers mois (celui du privé repose sur les 25 meilleures années).
Et la retraite à points ? L’idée n’est pas écartée, le texte prévoyant notamment d’étudier la question d’ici 3 ans. Une disposition qui découle d’un amendement de la majorité sénatoriale qui propose en effet que le Comité d’orientation des retraites (COR) organise en 2013 une "réflexion nationale" sur "les objectifs et les caractéristiques d’une réforme systémique de la prise en charge collective du risque vieillesse". La porte ouverte donc à une nouvelle réforme.
Le détail des dispositions de la loi de réforme des retraites sur le site dédié du gouvernement "Retraites2010"
De nouvelles recettes attendues et l’épargne encouragée : 4 milliards par an. C’est le montant des nouvelles recettes escomptées par le gouvernement pour aider au financement des retraites. La réforme prévoit notamment un nouveau prélèvement sur la dernière tranche d’impôts sur le revenu ainsi que sur les plus-values de cessions. Les prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux seront également revus à la hausse.
Le gouvernement entend également encourager l’épargne salariale avec notamment la possibilité, pour un salarié, d’alimenter de façon individuelle les fonds d’épargne retraite en entreprise. La loi prévoit aussi l’instauration d’un système de versements "obligatoires" (sauf avis contraire du salarié) sur le Plan d’Epargne pour la Retraite collectif, de la moitié des sommes perçues au titre de la participation aux résultats de l’entreprise.
La promulgation de la loi retardée… de quelques semaines : La loi ne pourra être promulguée tout de suite, le PS ayant annoncé son intention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. "La Constitution garantit les droits des travailleurs et lorsqu’il y a une régression aussi manifeste que ce texte semble l’indiquer (...) il est de la responsabilité du Conseil constitutionnel d’en vérifier la normalité par rapport à notre loi suprême ", a indiqué le président du groupe socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel. La réforme des retraites devra donc attendre la décision des Sages avant de faire force de loi. A priori, la loi devrait donc être promulguée par le chef de l’Etat aux alentours du "15 novembre", selon l’Elysée.
15/10/10 - La Réforme des Retraites et les Budgets Sociaux
Réforme des retraites : Les français très majoritairement refusent cette réforme considérée comme nécessaire mais injuste. Chacun comprend que le déficit est important et qu'il doit être réduit, mais n’oublions pas que 60% des retraités perçoivent une pension mensuelle inférieure ou égale à 900€ par mois.
Cette réforme est caractérisée par un nouvel allongement de la durée de cotisation, le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, le maintien du système de décote avec un droit au taux plein à 67 ans au lieu de 65. Un ensemble de mesures qui se traduira à terme par une baisse du nombre de pensionnés de l’ordre de 1,5 million, une baisse des pensions pour ceux qui n’auront pas leurs annuités et une augmentation du chômage car, même avec une croissance de 3% l’économie ne permettra pas d’absorber 1,5 millions de travailleurs supplémentaires. Voila la réalité.
Les questions relatives aux carrières longues, aux départs anticipés pour cause de maladie ou d’accident et celui du report à 67 ans de l’âge de départ à taux plein, sont des sujets importants mais le sujet majeur est celui du financement. L’architecture générale de notre système ne change pas alors que les coûts vont augmenter et les recettes diminuer. Il faut se rendre à l’évidence l’espérance de vie augmente mais dans nos sociétés le travail n’est plus proportionnel à la création des richesses. Le PIB de la France s’accroît alors que le volume de travail disponible stagne voire diminue pour une population qui s'accroît.
Si l’on souhaite conserver notre régime par répartition, il est indispensable de réfléchir à d’autres sources de financement notamment en remplaçant une partie des charges qui pèsent sur la main d’œuvre par une taxe basée par exemple sur les marges au delà d’un certain taux. A un moment ou à un autre, il faudra bien que les vraies questions sur la répartition des richesses et sur la société dans laquelle nous voulons vivre, soient posées.
L’opposition à ce projet est importante dans le pays, le succès des manifestations en témoigne, même si la majorité se refuse à l'admettre. Malheureusement, la gauche parlementaire qui est minoritaire se trouve dans l’incapacité de bloquer la réforme. Seule une mobilisation populaire considérable pourrait interrompre le processus et encore ce n’est pas sûr. Il n’en reste pas moins, que les citoyens retrouveront le pouvoir lors des élections de 2012 et pourront sanctionner ceux qui auront refusé de les écouter.
Dans ce dossier, la gauche qui reconnait l’existence des problèmes s’est arcboutée sur le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Un maintien symbolique si l’on considère qu’une très grande majorité de français n’auront pas le nombre d’années de cotisation à l’âge de 60 ans, et subirait donc en cas de départ à 60 ans, l’application d’une décote significative à une pension déjà réduite.
La CFDT propose un système de retraite à la carte, qui laisse le choix de la date de départ au salarié, un système équilibré et juste, dans lequel chacun perçoit ce qu’il a versé. Malheureusement ce système sans un abondement significatif de l'état conduirait à travailler très au-delà de 60 ans pour percevoir une retraite décente.
Budget Sociaux 2011 : Le déficit des budgets sociaux prévu en 2011 devra être maintenu à 21 milliards. Pour y parvenir des économies de 2,5 milliards sont prévues sur les dépenses de santé. La pérennité de notre système de santé implique un retour à l’équilibre. Mais là encore aucune réforme de fond n’est en vue, notre système de santé, longtemps parmi les meilleurs se dégrade rapidement, sous l’effet d’une dérive commerciale. Nous allons vers un système à plusieurs vitesses en fonction des ressources des patients.
Le déremboursement et l’ensemble des mesures prises ne pourront pas être pris en charge par les mutuelles sans une forte augmentation des cotisations. La santé ne peut devenir une simple activité commerciale, elle doit être mieux encadrée et contrôlée pour garantir à chacun, quels que soient ses revenus et où qu’il soit, les meilleurs soins.
14/12 : Comment sauver la protection sociale un casse tête pour 2012 (source Le Monde)

Sept think tanks analysent le modèle social et proposent des ajustements et alternatives à son financement.
Pour Henri Sterdyniak et Vincent Touzé (OFCE), "il n'existe malheureusement pas de réforme miracle du financement qui améliorerait la compétitivité des entreprises françaises sans dégrader à court terme le pouvoir d'achat des ménages".
Mais face à "cette équation qui semble insoluble" dans la "situation de surendettement public".
Nicolas Bouzou (Fondapol), propose d'"optimiser les coûts" dans le domaine de la santé, en concentrant les financements publics "sur les pathologies les plus lourdes" – les autres devant sortir du champ de la solidarité, pour entrer dans celui de l'assurance. "La compétitivité étant la clé du financement de la protection sociale".
Alexia de Monterno (Institut Montaigne) préconise elle aussi de "distinguer ce qui relève de l'assurance" – ce qui doit "peser sur le coût du travail" – et ce qui relève de la solidarité – du "contributif".
Olivier Ferrand (Terra Nova) rejoint le diagnostic de Nicolas Bouzou et Alexia de Monterno sur le caractère "anti-économique" du financement de la protection sociale française. Mais, selon lui, la réforme de la protection sociale doit viser, en plus de "la neutralité économique", "la neutralité au regard du travail et une plus grande solidarité sociale". La "solution idéale" étant alors, selon lui, la fusion des impôts sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG) évoquée dans le programme du Parti socialiste. A l'inverse de la TVA sociale qui "revient à remplacer des cotisations patronales, aujourd'hui payées par les employeurs, par de la TVA payée par les ménages",
Marisol Touraine (Fondation Jean-Jaurès) propose de "mettre à contribution l'ensemble des revenus de la même manière, en particulier les revenus du patrimoine et les revenus de placement". Elle préconise également d'élargir l'assiette de la CSG, et de maîtriser les dépenses sociales par des réformes structurelles.
Pour Jean-Marie Harribey et Vincent Drezet (Attac), le cœur d'un nouveau dispositif de financement se situe dans "un remodelage important du partage de la valeur ajoutée, à la source de la répartition des revenus – et non de la consommation – en élargissant l'assiette des cotisations sociales à l'ensemble de la valeur ajoutée".
Enfin, Baptiste Petitjean (Res Publica) affirme qu'"on ne peut pas financer la protection sociale sans base productive". Il s'agit donc, selon lui, de "réindustrialiser la France pour stimuler la croissance et la création d'emplois, et financer la protection sociale".
Collectivités territoriales
28/11/11 : Faillite Municipale record aux USA : Jefferson, le comté (subdivision administrative de l'état) le plus peuplé de l'état d'Alabama est déclaré en faillite. Cette collectivité de 658 000 habitants a accumulé une dette de 4,15 milliards de dollars, qu’elle ne parvient plus à rembourser du fait de la crise. Aux USA la situation s'aggrave, 11 comtés sont en faillite, l’état du Michigan a repris la gestion de plusieurs villes en difficulté et la Californie, premier état du pays (38 millions d'habitants et un PIB de 1900 milliards de $), est aujourd’hui au bord du gouffre avec 612 milliards de dettes et 88 milliards de déficit annuel http://www.huffingtonpost.com/2011/10/24/states-debt-combined-may-exceed-4-trillion_n_1029162.html. Dans ces collectivités, de nombreux fonctionnaires sont licenciés d’autres ne sont plus payés, les services sont réduits et un grand nombre de prestations ne sont plus assurées, les villes s’enfoncent rapidement dans la pauvreté et le chaos (émission reportage A2 du 24/11).
La France est elle à l’abri de telles situations ? En pratique non, même si nos règles et nos organisations sont différentes ! Aujourd’hui une vingtaine de départements et des centaines de collectivités ne parviennent plus à équilibrer leurs budgets. Ces collectivités ne doivent leur survie qu’aux aides de l’état dont il est inutile de rappeler qu’il est dans une situation critique. Dans un tel contexte, il est regrettable de constater que certains élus à la tête de collectivités aux finances en berne continuent à engager des aménagements inutiles sans se soucier de la suite. (Relire l’article du 25/09 – collectivités en danger / rubrique sujets généraux).
23/10/09 Les élus locaux ne connaissent pas la crise
Alors que le pouvoir d’achat des français est en berne, ils augmentent les impôts locaux de manière significative et continuent pour certains d’entre eux à dépenser sans compter. La pilule est amère à avaler pour tous ceux dont les rémunérations et pensions ne sont plus indexées sur le coût de la vie. Selon les chiffres publiés par le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, la taxe d’habitation grimpe en 2009 de 5,4 % et la taxe foncière sur les propriétés bâties de 6,4 %. Les communes et leurs extensions (communauté de communes, intercommunalité) augmentent en moyenne leurs taux de 5,1 %, les départements de 6,2 %. (Entre 2 et 3 % pour le Département de la Corrèze) et les régions font preuve de modération avant les élections à l’exception de 5 d’entre elles parmi lesquelles le Limousin qui augmente de 6%.
Ces augmentations s’ajoutent à celles des années précédentes qui ont été pour la période de 2002 à 2007 de 21% pour les communes, de 36% pour les départements et de 54% pour les régions. La fiscalité locale est de plus en plus lourde et devient insupportable pour les ménages les plus modestes. En 2009, le produit de la fiscalité locale est sensiblement équivalent au produit de l’Impôt sur le revenu (55 M€), soit une situation inimaginable il y a quelques années.
Il est grand temps que les élus, fassent preuve de plus de responsabilité et de modération. A cet égard, Il convient de rappeler que plus de 30% des dépenses des collectivités territoriales ne sont pas des dépenses obligatoires et ensuite de s’interroger sur le bien fondé de celles-ci lorsqu’elles conduisent à plus de difficultés pour les administrés. La période de l’argent facile est aujourd’hui terminée, les élus ont le devoir d’optimiser l’emploi des ressources et de repenser leurs politiques afin de réduire les dépenses faute de quoi, ils pourraient rapidement se trouver confrontés à la fronde des citoyens et à des sanctions électorales.
Dans cette période difficile que nous traversons, les élus, notamment ceux qui cumulent plusieurs mandats et qui ont par ailleurs des ressources confortables devraient montrer leur solidarité envers leurs administrés en abandonnant tout ou partie de leurs indemnités comme cela a été fait dans certaines communes ou communautés de communes. Aujourd’hui, leur façon de se défausser face aux effets de la crise et la compassion qu’ils manifestent aux personnes en difficulté ne sauraient faire oublier leurs responsabilités.
En ce qui concerne Marcillac, le Conseil Municipal sur proposition du Maire n’a pas augmenté les taux d’imposition pour 2009, ce qui a permis de limiter l’augmentation des impôts à la revalorisation des bases fixée par l’état. Cette situation est satisfaisante pour les habitants toutefois, la hausse significative des dépenses réalisée sur les exercices 2008 et 2009 et la quasi disparition de l’autofinancement augure mal de la suite.
10/10/09 - Présence des Services Publics dans les communes et départements ruraux
Tout d'abord, il convient de distinguer les Services confiés à des Entreprises industrielles et Commerciales (SNCF, EDF....) de ceux directement assurés par l'état (Santé, Education...). Quelques rappels sur les services publics
Par le passé l’état s’est attaché au travers des politiques d’aménagement du territoire de mettre à la disposition de chaque citoyen un ensemble de services gratuits ou payants à un prix fixe quelque soit le lieu ou il se trouve. Ces services pouvaient revêtir des diverses formes, mais ils visaient toujours à garantir sur l’ensemble du territoire un accès à :
- L’éducation
- La santé
- La poste
- Les transports
- La sécurité
- La justice
- L’administration
- L’électricité
- Le téléphone
- L’eau
- …..
L’exode rural lié à l’industrialisation et ensuite à la tertiarisation de l’économie ont vidé les campagnes au profit des grandes villes avec en corolaire, une remise en cause de la présence de ces services sur tout le territoire. Ce processus de désertification du monde rural s'est accéléré avec N Sarkozy. Les atteintes à la présence de ses services sur l'ensemble du territoire sont permanentes et se concrétisent par :
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la fermeture d’écoles,
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la fermeture des Postes,
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la fermeture de voies ferrées et des gares,
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la fermeture des hôpitaux,
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la fermeture des maternités,
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la fermeture des tribunaux,
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la suppression de sous préfecture,
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la suppression des bases locales des grandes entreprises publiques,
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le transfert de services du département vers la région…
Chacun peut mesurer les effets de ces mesures sur les incidents qui se répètent sur les réseaux EDF, Téléphoniques, Routiers et Ferrés, sur les prix mais aussi sur toutes les structures administratives et de santé toujours plus éloignées….
Bien entendu, le maintien de ces services ne peut se faire à n’importe quel prix, car l’Etat n’en a plus les moyens, mais il y a des limites à ne pas franchir. Aujourd’hui, l’Etat s’est financiarisé comme la société qui conduit à calculer la rentabilité des services avec des ratios qui pénalisent les campagnes et qui ensuite justifient les réorganisations en cours.
La réforme des Services Publics est nécessaire, mais elle ne passe pas uniquement par la recentralisation et les privatisations. L'idée qu'un service est mieux assuré et moins couteux par le secteur privé n'est pas vérifiée. Les exemples qui attestent du contraire sont nombreux dans le monde aux USA en Australie mais aussi en GB et ailleurs. Sur le plan du prix, les français bénéficient encore de prix péréqués pour beaucoup de services mais pour combien de temps ? La suppression progressive du principe de péréquation qui permet des tarifs unifiés sur tout le territoire est encours et inscrite dans la loi. Cela veut dire que les prix seront indexés sur les coûts et donc plus élevés dans les campagnes que dans les villes.
Dans ces conditions, parler de développement économique devient difficile dans les régions rurales en dehors du tourisme et des services à la personne. En effet, si les sociétés ne peuvent plus compter sur la présence efficace des services publics pour assurer leurs activités à des coûts compétitifs , mais aussi pour offrir à leurs salariés de bonnes conditions de vie, elles s’installeront ailleurs.
Au rythme où vont les choses, dans quelques décennies, lorsque les générations de plus de 60 ans auront disparues, les campagnes pourraient bien devenir de véritables déserts.
Nous sommes tous concernés par ces questions et nous devons agir auprès de nos élus pour combattre ces politiques désastreuses pour nos campagnes.
Quelles sont les actions de notre Maire et Conseiller Général, mais aussi de tous les grands élus du département sur ces sujets ?
Population / Statistiques
24/11/11 : Selon l’INSEE, les inégalités de patrimoine se sont creusées en France entre 2004 et 2010 : L'écart entre les 10% de ménages les plus pauvrement dotés et les 10% de ménages les plus richement dotés a augmenté de plus de 30% au cours de la période. Les 10% les mieux lotis possèdent au moins 550.000 euros de patrimoine alors que les 10% les moins bien lotis n'ont pas plus de 2.700 euros chacun, soit 205 fois moins. Les 1% des ménages les plus riches, détiennent chacun 1,8 million d'euros d'avoirs financiers, immobiliers ou professionnels.
L’INSEE, précise par ailleurs que les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus marquées que celles des revenus. En effet, le revenu disponible des 10% des ménages les plus modestes est 4,2 fois moins élevé que celui des 10% les plus aisés.
Société
08/12/11 : Examen par le Sénat d'un projet de loi sur le vote des immigrés : les Sénateurs examinent un projet de loi sur le vote des immigrés proposé par le PS. Une démarche qui agace le Premier Ministre même si elle n’a aucune chance d’aboutir du fait de la prééminence de l’Assemblée Nationale en matière de vote des lois.
24/02/11 : Informations générales sur la politique intérieure
- Suites de l’affaire Médiator du laboratoire Servier. La presse nous apprend que N Sarkozy a été l’avocat de ce laboratoire et que l’un de ses frères dirige la filiale qui produit les génériques (procédure judicaire engagée, refonte de l’afssap, retrait de plusieurs médicaments et mise sous surveillance de plusieurs dizaines d’autres…).
- Révolte des magistrats engendrée par les déclarations du Président, mettant en cause leur responsabilité, dans le meurtre abominable de Laetitia. Révocation du directeur régional de la fonction pénitentiaire.
- lancement d’une réflexion sur les conflits d’intérêts suite aux nombreuses affaires qui agitent le monde politique.
- Relance d’un débat national sur l’islam pour tenter de récupérer l’électorat du front national.
- publication des chiffres de la croissance 2010, 1,5% pour la France tout juste dans la moyenne européenne alors que ceux de l’Allemagne atteignent 3,4%. La dette qui continue de grimper et qui atteint aujourd’hui 1700 milliards....
Malheureusement pour la France et les français la situation ne s'améliore pas et les affaires continuent. Mais le Président et ses Ministres sont contents d’eux. Ils réforment le pays, voyagent beaucoup à nos frais ou comme invités, n’oublient pas leurs petits intérêts, continuent à jouer sur les peurs et l'insécurité, excellent dans la compassion et assurent l’avenir de leurs proches et de leurs collaborateurs pendant que des millions de français vivent difficilement.
15/10/10 - La Sécurité Discours de Grenoble (Roms)
Apres les événements de Grenoble et les émeutes des gitans de St Aignan, le Président a désigné certaines communautés étrangères, comme responsables de l'insécurité et des troubles. Il a ainsi décidé de démanteler tous les camps illégaux notamment ceux des ROMs. Le Président oublie un peu vite, qu'un bon tiers de la population française a des origines étrangères. Le président qui a la responsabilité de l'unité nationale devrait faire plus attention, à ses propos, car la stigmatisation exacerbe le racisme qui prospère par temps de crise.
C’est ainsi que la France, pays des droits de l’homme, se retrouve au cœur d’une vague de sévères critiques et de protestations venant de toute part. Des protestations probablement disproportionnées mais qui sont un rappel aux principes fondamentaux. Ce nouvel incident, a été l’occasion pour quelques serviteurs zélés du Président comme messieurs Lefèvre et Estrosi de tenir des propos scandaleux. La palme revenant à Estrosi qui a prononcé la formule « délinquants ou français, il faut choisir » et qui a dénoncé dans la foulée l'inefficacité de certains maires.
Personne ne peut nier les graves problèmes de sécurité, mais faut-il les instrumentaliser à chaque incident, les médiatiser et ajouter une loi de plus ou encore, fustiger les magistrats, les maires et bien sûr les autres ceux qui sont différents … ? Ne serait-il pas plus judicieux de veiller à ce que les uns et les autres puissent travailler et agir dans le calme et la sérénité ?
Chacun doit savoir que pendant le gouvernement s’attaque aux Roms et aux sans papiers, il dépénalise le droit des affaires et il tente de réduire l’indépendance des juges. En dehors de J. Kerviel, la loi est bien complaisante à l'égard des délinquants financiers. Notre justice fait sourire au-delà de nos frontières et la formule « tu seras jugé selon que tu es riche ou misérable » n’a jamais été autant d’actualité.
15/10/10 - Les Otages et la Politique Etrangère
En matière de politique étrangère notre pays apparaît de plus en plus comme une puissance secondaire alignée sur les USA. La diplomatie française s'est donc affaiblie avec comme conséquence une perte de crédibilité auprès de nombreux pays notamment au moyen orient. Nous ne subsistons en Afrique qu'au travers de la sauvegarde des intérêts particuliers de certains chefs d’états devenus intouchables.
C’est dans ce contexte que durant l’été JC Ruffin, ambassadeur au Sénégal a été remplacé pour incompatibilité avec le Président Wade.
L’alignement de la France sur les USA ajouté aux affaires de politique intérieure qui touchent les communautés musulmanes, font de la France et des français des cibles privilégiées pour les terroristes d’Al-Qaïda. Quelques exemples :
- En Afghanistan, pays dans lequel la France intervient militairement aux côtés des américains, deux journalistes d’A2 ont été enlevés par les talibans. Déjà, plus de 50 soldats français ont perdu la vie dans cette guerre inutile engagée par les américains.
- En Afrique, de nombreux enlèvements sont à déplorer, l’enlèvement de P. Camatte, libéré dans des conditions obscures, l’enlèvement de M. Germaneau, et son assassinat après une intervention militaires ratée, l’enlèvement de 5 français à Arlit au Niger et plus récemment, l’enlèvement de 3 français au Nigéria sur un remorqueur du groupe BOURBON.
La zone aux confins de la Mauritanie, du Mali, de L’Algérie et du Niger qui se prolonge jusqu’à la Somalie et l’Ethiopie sans oublier le Soudan est devenue très dangereuse pour les occidentaux.
La prise d’otages et le terrorisme sont les armes des extrémistes avec lesquelles ils s'attaquent aux démocraties. Ainsi, ils parviennent à se financer et à médiatiser les causes qu’ils défendent.
Le Président qui s'était fait une belle réputation avec les libérations d'Ingrid Bettencourt, des Infirmières Bulgares, des membres de l’ONG Arche de Zoé, de P. Camatte a subi un échec dramatique avec celle de M. Germaneau. L'intervention militaire décidée pour obtenir une libération rapide de M. Germaneau, utile à un moment difficile, s'est malheureusement soldée par son assassinat suivi de la prise de nouveaux otages et d'une montée de la menace terroriste sur le sol français.
3- Affaires et Justice
15/12 : Les emplois fictifs de la mairie de Paris : J. Chirac vient d’être condamné à 2 ans de prison avec sursis. Curieusement dans ce procès on découvre que M Mestre mis en examen dans l’affaire Bettencourt a été employé par la mairie de Paris entre 1990 et 1996. En effet, cet inspecteur des impôts, élu municipal à Sarcelles où il animait la section RPR, a été embauché comme chargé de mission à la Ville de Paris, pour un coût de 255.119€. Evidemment J. Chirac, A. Jupé, M. Roussin et R Chardon, qui l'ont embauché et qui ont ensuite signé des rapports ditirembiques le concernant ne se souviennent pas de lui !
13/12 : Affaire Karachi : Renaud Donnedieu de Vabres mis en garde à vue : L'ancien ministre de la Culture et conseiller de F. Léotard ex ministre de la Défense, doit être présenté mercredi aux juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke en vue d'une éventuelle mise en examen, a précisé une source du Nouvel Obs. Dans cette affaire, l'intermédiaire Ziad Takieddine a été mis en examen, tout comme deux proches de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.
Dominique de Villepin qui doit être entendu en janvier, affirme que les commissions sur les deux contrats d'armement de 1994 ont été interrompues en raison de soupçons de rétro commissions.
21/09 : Attentat de Karachi et Financement occulte : Th. Gaubert un proche de N. Sarkozy et N. Bazire ex Directeur de Cabinet d'Edouard Balladur, ont été mis en examen par le juge Van Ruymbek dans l’affaire de l’attentat de Karachi. Ces mises en examen interviennent après celle de Z. Takeidine un homme d'affaires libanais, proche du pouvoir, intermédiaire dans les ventes d'armes.
21/09 : Médiator et Laboratoire Servier : J. Servier et son Laboratoire ont été mis en examen dans l'affaire du Médiator qui a provoqué la mort de 500 à 2000 personnes. Le laboratoire a fait l’objet d’une caution de 29 millions et d’un dépôt de garantie de 36 millions. J Servier a fait pour sa part l’objet d’une caution de 6 millions
20/09 : Procès de J Chirac – Emplois fictifs de la mairie de Paris – Le jugement est mis en délibéré avec la demande d'une relaxe générale. Un nouvel exemple de mansuétude de la justice à l’égard des politiques.
00/09 : Clearstream - Dominique de Villepin relaxé par la Cour d'appel de Paris.
13/09 : Indépendance des juges : La juge Prévost-Desprez dessaisie il y a quelques mois de l'affaire Bettencourt est à nouveau dessaisie de l'affaire Médiator. Une décision qui selon les autorités judicaires n'est pas liée à la publication de son livre "N Sarkozy m'a tuée".
Une nouvelle manifestation du pouvoir, après l'éviction du juge Trevidic qui instruisait l'affaire de Karachi à l'égard des juges qui affirment leur indépendance.
12/09 : Françafrique : Les déclarations de R. Bourgi sur la remise des mallettes de dollars à J. Chirac et à D. De Villepin (10 millions), montrent une fois de plus la nature des relations entretenues entre les politiques français et les chefs des états africains. Au passage R Bougi égratigne A. Jupé qui l'a écarté des manifestations d'investiture du président Watara en Côte d'Ivoire.
Curieusement ces informations sortent alors que P Péan publie un livre sur les pratiques du pouvoir français en Afrique, que se déroule le procès de J. Chirac et qu'un jugement va être rendu dans l'affaire Clearstream. Pourquoi ces révélations sortent maintenant et qui peut en profiter ?
8/09 : Mise en examen du Sénateur et Président du Conseil Général des Bouches du Rhône : Une mise en examen pour détournement de fonds publics, association de malfaiteurs et trafic d'influence qui déstabilise les responsables socialistes et qui contribue une fois de plus à discréditer une classe politique qui vote les lois mais ne les respecte pas. Dommage, que la direction du PS n’est pas jugé bon d’intervenir suite aux résultats de l’enquête conduite par A Montebourg au printemps dernier.
Cette nouvelle affaire après bien d'autres, montre qu'il faut durcir la loi pour les fonctions publiques et casser l'impunité dont les grands élus bénéficient. A minima une mise en examen pour des motifs graves devrait entrainer la suspension immédiate des fonctions et des pouvoirs associés.
A quand une loi pour sanctionner durement les délits des élus, permettant entre autre de prononcer une inéligibilité à vie et l’interdiction d’occuper un emploi public ?
7/09 : Affaires Servier suite : Libération publie un rapport de l’Afssap, dans lequel il apparaît que le laboratoire a falsifié des documents pour obtenir l’autorisation de vente du Médiator et d'un autre médicament controversé destiné au traitement de l’ostéoporose appelé « Protélos ». Comment tout cela est il possible ?
05/05/11 - Médiator suite – Une étude publiée aujourd'hui précise que ce médicament régulièrement prescrit pendant 33 ans par les médecins, a coûté plus de 1,2 milliards à la sécurité sociale. Le Ministre de la Santé réaffirme sa volonté de faire payer le laboratoire Servier.
10/03 : Le report du procès de Jacques Chirac : une nouvelle illustration des privilèges et des pratiques d'une classe politique qui vote la loi mais fait en sorte qu'elle ne lui soit pas appliquée. Elle est aussi la marque du cynisme des politiques qui prennent beaucoup de liberté avec l'argent public et qui proposent en même temps une loi sur les conflits d'intérêts ou qui nous parlent d'indépendance de la justice....
5/03 : Affaires : Le PS pris à son tour dans la tourmente des affaires à Marseille. A. de Montebourg demande une clarification du PS dans l'affaire JN. Guerini, Président socialiste du Conseil Général des Bouches du Rhône (Nouvel Obs).
25/02 : Vacances du Premier Ministre et autres : Après ses vacances gratuites en Egypte, nous apprenons que F. Fillon, utilise chaque semaine un Jet à 27 000 € pour se rendre dans sa propriété de la Sarthe (Article du Monde).
11/01 : MEDIATOR : SERVIER un labo dopé aux politiques : l’éminent professeur EVEN, qualifie ce laboratoire de « mouton noir » de la profession et ajoute qu'il ne possède aucun médicament vraiment utile à la santé. Pourquoi dans ces conditions les médicaments de ce labo sont ils prescrits et remboursés par la sécurité sociale ?
Pour bien comprendre il faut également savoir que N Sarkozy a été l'avocat du laboratoire pendant de longues années (article de libération). Que les ex ministres H. Nallet (PS) et JB Raimond (UMP) ont été embauchés par ce laboratoire qui possède par ailleurs un réseau particulièrement influent au parlement et dans les instances de santé.
L'annonce du prochain départ du Directeur Général de l'AFSSAPS, montre si cela est encore nécessaire que cette agence n'est pas indépendante de ceux qu'elle est censée contrôler et qu'elle n'apporte pas les garanties que les médecins et les patients sont en droit d'attendre.
http://www.liberation.fr/societe/01012309657-un-labo-dope-aux-politiques
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/scandale-du-mediator-ces-ministres-qui-ne-savaient-pas_
15/10/2010 - Les Affaires
Le feuilleton Bettencourt / Woerth / Maistre / Banier - Incontestablement le feuilleton de l’été, un Ministre trésorier de l'UMP et des proches du président impliqués. Une vieille dame très courtisée pour son argent sur fond de fraude fiscale, de complaisance du pouvoir, d’attribution de légion d’honneur, de divers abus et de manœuvres en tout genre. Monsieur Woerth, bénéficie de la présomption d'innocence mais cette affaire a sérieusement entamé sa probité et sa crédibilité dans la réforme des retraites.
L’affaire Boutin - La vertu de la dame a été écornée par la pratique du cumul lui permettant d'encaisser légalement plus de 18 000 euros de revenus par mois. Les missions « bidons » et inutiles payées par le contribuable sont une pratique courante et ancienne appliquée par la droite et par la gauche. Souvenez-vous du rapport de Xavière Tibéri !
Madame Boutin n'a fait que profiter d'un système discret mis en place pour aider et assurer la reconversion des politiques importants battus aux élections ou des ministres victimes d'un remaniement.
La condamnation définitive de Charles Pasqua - Cet homme politique majeur, plusieurs fois ministre, apparaissait intouchable ! Poursuivi dans plusieurs affaires, il a toujours échappé aux filets de la justice grâce à son immunité parlementaire, à la procédure et à l'influence de ses réseaux. Blanchi par la Cour de Justice de la République il a été condamné en dernier recours par la Cour de Cassation pour financement illégal de campagne électorale. Une condamnation légère mais un premier pas.
Les dépenses mirobolantes des Ministres - Estrosi et ses deux appartements, Blanc et ses cigares, Fadela Amara et sa famille logée dans les appartements de la république, Joyandet et la location d’un jet privé pour aller passer une heure en réunion à St Domingue sans compter l’obtention illégale d’un permis de construire dans le Var……. Face à l’accumulation des excès, deux Ministres ont été remerciés mais le mal est fait. Chacun sait bien que l’exemple vient d’en haut ! La suppression des festivités du 14 juillet ne fera pas oublier les dépenses excessives de l’Elysée et le l’achat d’un nouvel avion suréquipé permettant de rivaliser avec le Président Obama, sur les tarmacs ! Malheureusement les dépenses d’agrément et de prestige ne se limitent pas au gouvernement, elles concernent l’ensemble de la classe politique.
Les violations de la protection du secret des sources - Agacée par les révélations ennuyeuses pour le gouvernement, la présidence semble avoir fait intervenir de manière illégale la DCRI pour surveiller les journalistes et trouver ainsi l'origine des fuites. Cette intervention, grave pour la démocratie et les libertés, a entraîné de nombreuses réactions et dégradé un peu plus l’image du pouvoir. Face à ces abus de pouvoir et aux affaires qu'il faut étouffer, Le Nouvel Observateur, l’Express et Marianne sont allés jusqu’à consacrer une couverture au Président avec des titres chocs : Cet Homme est il Dangereux ? Le Voyou de la République ! Sarko est il un Voyou ? Ces "Unes" ne sont que le reflet de l'opinion publique et la traduction des questions que se posent les français. Comme ce fut le cas pour F Mitterrand, cette affaire risque bien d'être désastreuse pour le Président.
15/10/2010 – Financement de la politique et vente d'armes (attentat de Karachi)
Au cœur de l’été l’affaire de l’attentat de Karachi qui a fait 15 morts dont 11 ingénieurs français a été ramenée dans l’actualité par la plainte déposée par les familles des victimes. Le site Médiapart, l’Express, Libération et divers médias ont publié de nombreux articles sur cette affaire dont il convient de préciser, qu’elle concernait la vente de sous marins au Pakistan par la DCN en 1995. Un contrat de 5,4 milliards de francs comprenant une commission de 338 millions de francs sur laquelle beaucoup de questions se posent et qui pourrait bien être la cause de l'attentat.
Dans cette affaire, comme dans les précédentes, le vrai sujet est celui du financement des partis politiques avec quelque fois l’enrichissement de personnes. Tout le monde sait que le financement légal de la vie politique, constitué par les aides de l’état, les cotisations des militants, les collectes et les donations, ne suffit pas à couvrir les besoins financiers liés aux campagnes électorales ! Alors, il ne faut pas s’étonner que les politiques utilisent leurs pouvoirs d’attribution ou d’intervention pour obtenir des financements occultes. Ceux-ci ne sont que la contrepartie de l’attribution de marchés publics ou de contrats de vente à l’exportation notamment lorsqu’ils concernent des ventes d’armes.
Les méthodes du passé, ont été abandonnées suite à quelques procès retentissants, comme les affaires Urba ou encore la rénovation des lycées de la région parisienne, au profit de dispositifs très sophistiqués qui utilisent largement les paradis fiscaux, de multiples sociétés écrans ou des filiales étrangères. Il devient techniquement et juridiquement très difficile de suivre les flux financiers entre les versements et les aboutissements définitifs.
Les commissions touchent en particulier les ventes d’armes et plus généralement les grands contrats qui sont couverts par le « secret défense ». A noter dans notre histoire récente :
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L’affaire des vedettes de Taïwan
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L’affaire ELF
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L’affaire Leuna/Minol raffinerie en RDA
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Les ventes de systèmes de défense dans les Emirats et en Arabie Saoudite
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Les ventes d’armes en Afrique Australe avec l’Angolagate,
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Des ventes et des achats de sociétés entre les sphères publiques et privées
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Et une multitude de contrats dont on ne parle pas, mais dans lesquels figurent des commissions…
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L’affaire Clearstream : Une affaire, que la presse qualifie de rocambolesque qui met en scène des personnages importants d’EADS et des flux financiers bien réels. Clearstream est un organisme d’intermédiation bancaire, situé au Luxembourg, soit dans un paradis fiscal, qui peut parfaitement être utilisé pour faire circuler des fonds privés.
Les sommes en cause représentent des centaines de millions d’euros par an, avec en plus du financement de la vie politique, des enrichissements personnels pour certains et un nombre significatif de décès suspects.
L’ex juge Eva Joly, ainsi que les juges du pôle financier, connaissent parfaitement les mécanismes utilisés par les politiques de même que les limiers de Tracfin, rendus célèbres par l’affaire Julien Dray, mais les uns et les autres se heurtent à la raison d’état, le peuple ne doit pas connaître la vérité.
L'augmentation du coût de la politique dans nos sociétés est une réalité qui faute d'un financement suffisant conduit à la multiplication des affaires qui discréditent la politique et font peser un risque important sur la démocratie. Il est donc important de légiférer pour placer la politique et les politiques dans un cadre juridique afin de réduire toutes les dérives et de les sanctionner sévèrement lorsqu'elles se produisent.
La première mesure consiste à repenser le financement de la vie politique à la hauteur des besoins afin d'éviter les financements occultes dont les contreparties sont lourdes pour la collectivité. Ensuite, il faut probablement :
- assurer une séparation entre la décision politique et son exécution
notamment par le rétablissement de l'indépendance de l'administration,
- supprimer ou pour le moins repenser l'immunité parlementaire,
- lever tous les obstacles à l'établissement de la vérité pour les affaires politiques notamment le "secret défense",
- clarifier les incompatibilités entre les fonctions politiques et les fonctions privées....
Enfin pour les politiques qui gèrent la société, en cas de condamnation les sanctions doivent être lourdes et dissuasives. En plus des sanctions financières, il serait souhaitable de prononcer automatiquement et de manière immédiate la déchéance des droits civiques assortie de la suppression des droits et indemnités liés aux activités politiques.
4 - Politique française
19/12 : La chute de deux icônes du sarkozysme : L’avenir politique de Rachida Dati et de Rama Yade, semble désormais scellés. Une situation difficile qu’elles ont l’une et l’autre bien des difficultés à accepter
12/12 : Présidentielles 2012 : Deux nouveaux candidats à droite, le souverainiste N. Dupont Saint Aignan et D. de Villepin l'ancien Premier Ministre de J. Chirac. Placée sous l'angle du rassemblement gaulliste, de la vérité, du courage et de la volonté la candidature de D. de Villepin agace l'état major de l'UMP.
10/12 : Elections 2012 : PS : Investiture des candidats socialistes aux législatives de 2012 sous haute tension suite à un découpage électoral peu favorable, à un accord contesté avec les écologistes, à la dureté de la bataille pour le pouvoir au sein du PS et malheureusement à la multiplication des affaires.
10/12 : MODEM : Sans surprise, F Bayrou, officialise sa candidature à la présidentielle 2012. Une candidature aux accents gaulliens qui renvoient la droite à ses responsabilités et la gauche à ses vieux démons.
19/11 : Accord PS /EELV : Un accord pour le moins curieux si l'on se rappelle des déclarations de C. Duflot, et de la Candidate E Joly sur le Nucléaire. C. Duflot avait affirmé que son parti ne signerait aucun accord avec le PS, si l'EPR de Flamanville n'était pas stoppé, quitte à n'avoir aucun député. Une affirmation qui n'a pas résisté longtemps aux ambitions et aux motivations profondes de certains dirigeants. Il n'est pas certain que cet accord serve la gauche et la campagne de F. Hollande.
17/10/2011 : Les candidats à la Présidence de la République 2012, à 6 mois du 1° tour
Les candidats déclarés : F. Hollande (PS/PRG), JL. Melenchon (PC/FG), E. Joly (EELV), N. Arthaud (LO), JP Chevenement (MRC), Ph. Poutou (NPA) ---- C Boutin (PCD), N. Dupont St Aignan (DLR), M Lepen (FN), F. Nihous (CPNT);
Les candidats potentiels : N. Sarkozy (UMP), H. Morin (NC), F. Bayrou (MODEM), D. de Villepin (RS), C. Lepage ( CAP 21);
Les candidats en réserve : A Jupé (UMP);
Ceux qui ont renoncés : JL. Borlot, O. Besancenot,
01/10 : Election du Président du Sénat : JP. Bel, candidat unique de la nouvelle majorité sénatoriale PS, PCF, PRG, EELV, a été élu Président du Sénat dès le premier tour par 179 voix, contre 134 voix pour le président UMP sortant, Gérard Larcher, et 29 voix pour Valérie Létard, candidate sous les couleurs centristes.
28/09 : Primaire Socialiste : La droite commence à s'inquiéter de l'impact sur l’opinion publique des débats et des idées développées. Les candidats socialistes à la primaire s'affrontent sereinement, font preuve de cohérence et de réalisme. Ils montrent qu’ils sont en capacité de diriger ensemble le pays autrement, de manière plus juste et plus efficace. Les débats sont riches, divers et sérieux, tous les sujets y sont abordés sans démagogie et sans langue de bois, y compris celui de la corruption. Selon les instituts de sondage et les observateurs de la vie politique ces débats sont appréciés par un grand nombre de français.
08/04/11: Programme du PS pour 2012 : M. Aubry a présenté le programme du PS pour 2012. Ce programme largement commenté par les médias et la droite est constitué d'une excellente introduction et de 30 propositions sur les grands sujets. Accepté par tous les candidats aux primaires, ce programme sera la plateforme de base du futur candidat socialiste à la présidentielle.
05/04/11 - Création d’une confédération du Centre Républicaine, Humaniste, Sociale et Ecologique, lancée par JL Borloo avec plusieurs anciens Ministres de N Sarkozy (H Morin, JM Bockel, F Amara, R Yade) et de nombreuses personnalités de la vie politique française comme J Arthuis, H De Charrette, Th Breton et bien d’autres.
Cette confédération constituée sur la base du Parti Radical, du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne, de l’Alliance Centriste se situe dans la majorité comme l’UDF en son temps
Une nouvelle offre politique qui va bousculer le paysage politique et modifier les données de la course aux élections présidentielles de 2012. Elle devrait définitivement sceller le sort de N. Sarkozy dont le comportement est détestable et dont la gestion est une catastrophe pour une majorité de français. Le départ des centristes repositionne l’UMP très à droite proche du FN. Elle devrait également marginaliser un peu plus F. Bayrou qui portait seul les couleurs d’un centre indépendant. Enfin, cette offre n’arrange pas le PS, qui récupérait un électorat modéré fatigué par les excès de Sarkozy et de l’UMP.
12/03/11 : Un nouveau sondage publié ce jour par la Dépêche du Midi confirme la montée du FN : D'après cette enquête d'opinion, DSK recueillerait 30% des voix, loin devant Marine Le Pen (21%) et surtout du président de la République (19%). Le président sortant serait éliminé de la course dans "une sorte de 21 avril à l'envers", remarque le journal. Dans tous les autres cas (candidatures de M Aubry, F Hollande et S Royal), N Sarkozy arrive en tête avec 24% et M. Lepen arrive en second avec respectivement 23% et 22%.
8/03/11 : Présidentielles 2012 : Avec 24% le FN bat N. Sarkozy, Strauss Kahn et tous les autres. Un avertissement cinglant et gratuit à une classe politique discréditée par les affaires et son incapacité à répondre aux attentes des citoyens. Les partis ne sont plus que des machines électorales au service des ambitions de leurs dirigeants coupés des réalités et les grands élus forment aujourd'hui une sorte d'aristocratie intouchable et inamovible qui se partage le pouvoir d'élections en élections. Cela ne peut plus durer, le pays a besoin de politiciens sérieux, responsables, compétents et honnêtes qui s'occupent de l'intérêt général. Les partis doivent changer et faire le ménage pour retrouver la confiance des citoyens. M Lepen n'est bien évidemment pas la solution....
1/03 : Remaniement : après le remaniement du gouvernement et le départ de M. Alliot Marie, les turbulences reprennent. JP. Raffarin et quelques membres de la majorité trouvent ce remaniement insuffisant et surtout F. Fillon et A. Juppé échangent des amabilités par médias interposés.....
27/02/11 : Démission des Ministres M. Alliot Marie et B. Hortefeux respectivement remplacés par A.Juppé et C. Guéant. Monsieur G. Longuet est nommé Ministre de la Défense. A quand la suite avec le départ de F. Fillon,de R. Bachelot, de P. Ollier......?
01/10/10 La difficulté de l'exercice politique dans le monde moderne
Les hommes politiques d’aujourd’hui sont confrontés à une multitude de problèmes sur lesquels même les plus brillants d’entre eux ne disposent pas de toutes les connaissances et compétences nécessaires à leur résolution. Ils ne sont pas des surhommes même si leur ego peut laisser penser le contraire. La complexification de nos sociétés liée à de nombreux facteurs tels que la mondialisation des économies, les nombreuses directives internationales auxquelles sont soumis les états, l’accroissement du niveau d’exigence des populations dans tous les domaines, les évolutions brutales liées aux nouvelles technologies, la financiarisation de toutes les activités, les évolutions très rapides de pays comme la Chine ou l’Inde, les intérêts divergents entre les états selon qu’ils sont riches, pauvres ou émergents constitue le champ d’action quotidien du politique.
En cinquante ans le monde a profondément changé alors que l’organisation politique des démocraties et la gouvernance mondiale sont restées les mêmes. A noter simplement l’effondrement du communisme au seul profit du libéralisme et la transformation des partis politiques en outil de conquête du pouvoir au service des plus ambitieux. Pour les européens il faut ajouter la création de l’Europe assortie d’un mouvement général de décentralisation des pouvoirs.
Les institutions internationales (dont la légitimité est discutable) produisent de plus en plus de directives contraignantes pour les états. Les pays membres de la CE, sont en plus soumis aux directives de Bruxelles (plus de 80% du travail parlementaire se résume à l’intégration des directives dans la législation française). Il découle de ce constat que le pouvoir réel des parlements nationaux a été considérablement réduit. Le monde moderne a fait éclater les frontières et la gestion des grands sujets ne relève plus des états mais des « sommets » internationaux.
M Serre (Philosophe et Scientifique), interrogé sur le désamour des citoyens à l’égard des politiques, fait l’analyse suivante : « ce désamour est normal car les citoyens attendent trop des politiques et sont déçus de constater qu’ils ne parviennent pas à régler les problèmes sociaux, économiques, industriels et environnementaux. La difficulté à laquelle ils sont confrontés est celle du savoir et la rapidité de son évolution. Ceux qui détiennent les savoirs et ceux qui exercent le pouvoir politique s’ignorent. En effet, d’un côté il y a les le monde des chercheurs, les experts, les savants, les philosophes, celui de la connaissance où se prépare l’avenir et de l’autre, il y a le monde politique, celui de la légitimité et du pouvoir. Au milieu de ces mondes, il y a les citoyens qui assistent au spectacle médiatique des politiques et des scientifiques qui dissertent sur les problèmes à l’infini.
Si au début du XX siècle un homme politique majeur comme le fut J Jaurès pouvait appréhender globalement le fonctionnement de la société française et proposer des réformes pour améliorer son fonctionnement, aujourd’hui cela n’est plus possible. Le temps des hommes providentiels est révolu, le monde est devenu trop complexe et les évolutions de toutes natures sont trop rapides.
Une seule solution pour que le politique retrouve sa place, introduire dans les organisations politiques la présence des savoirs, qui peuvent replacer le politique en amont des évolutions et qui par ailleurs pourrait valider la qualité des décisions prises comme le fait le conseil constitutionnel pour les lois.
L’amélioration de l’efficacité politique passe aussi par le renouvellement de la classe politique il faut instaurer une respiration par la mise en œuvre de deux règles minimum permettant d’éviter l’immobilisme lié aux carrières politiques longues.
Suppression du cumul des mandats, comment expliquer aux électeurs qu’un élu peut exercer plusieurs mandats importants alors que chacun nécessite un plein temps ? Un parlementaire peut il être vraiment présent au parlement, diriger une grande collectivité et faire beaucoup d’autres choses ? Le PS poussé par M Aubry et par S Royal les deux n’étant pas parlementaires a fait un pas dans cette direction.
Fixer pour chaque mandat un nombre limité d’exercices comme cela existe dans de nombreux pays. Il faut absolument éviter la création d’une aristocratie politique qui confisque le pouvoir à son seul profit et pratique le népotisme. Si un élu n’a plus à se préoccuper de sa réélection, il pourra alors se consacrer entièrement à l’exercice de son mandat.
Redonner un rôle majeur au politique est une absolue nécessité qui ne peut s’obtenir sans une remise en cause profonde des organisations politiques nationales et internationales. Les difficultés rencontrées par la réforme des collectivités, sont une parfaite illustration de la problématique à régler. D’un côté le gouvernement utilise une réforme utile pour tenter d’affaiblir ses adversaires et de l’autre l’opposition veut sauvegarder ses pouvoirs et les intérêts de ses élus.
Le chemin à parcourir pour remettre la politique au centre de la société sera long et semé d’embûches.
5 - Europe
05/12/11 : France Allemagne - Une convergence inévitable qui dérange : Pour la France, l’équation à résoudre est simple, car elle n’a plus les moyens de sortir seule de la crise, elle ne peut pas compter sur un rachat massif de sa dette par la BCE, l’Allemagne y étant opposée et la sortie de l’Euro (proposée par le FN) est inenvisageable ! La France est donc condamnée à réduire rapidement ses déficits et à trouver un accord avec l’Allemagne et les autres pays pour refonder la zone euro en lui transférant des responsabilités économiques, financières et budgétaires sans lesquelles elle ne peut agir.
L’Allemagne qui a connu une crise plus importante que celle de la France a démontré qu’il était possible de surmonter les obstacles par une politique rigoureuse, les résultats qu’elle obtient plaide en sa faveur. Avec un taux de chômage ramené à 6,9% et la disparition des déficits en 2012, l’Allemagne fait figure d’exemple et il est donc normal que la France en grande difficulté accepte les contraintes que ce pays s’est imposé. Il ne s’agit ni d’abdiquer ni de se soumettre mais d’aller vers un modèle et une organisation qui sera profitable aux deux pays et permettra à la France de sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve.
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Population |
PIB |
Croissance |
Croissance |
Inflation |
Com Ext |
Chômage |
Déficit |
Déficit |
Dette |
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2011 |
2011 |
2012 |
2011 |
sept-11 |
sept-11 |
2011 |
2012 |
2011 |
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Millions |
$ |
% |
% |
% |
M€ |
% |
%PIB |
%PIB |
%PIB |
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Allemagne |
81 |
3300 |
2,8 |
1 |
1,36 |
156 |
6,9 |
3,1 |
0 |
78 |
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France |
62 |
2500 |
1 |
0,3 |
1,76 |
-20 |
10 |
5,7 |
4,5 |
84 |
Messieurs Montebourg, Leguen et d’autres qui aspirent à de hautes fonctions seraient bien avisés de modérer leurs propos et de faire passer leurs petits intérêts électoraux au second plan, car la question qui se pose aujourd’hui ce n’est pas celle de leur avenir ! L’axe Franco Allemand est essentiel et les propos qui ont été tenus sont inexcusables. Après un accord calamiteux avec EELV, ces déclarations intempestives ne contribuent pas à la crédibilité de F. Hollande, qui porte les espoirs de millions de français face à N. Sarkozy.
De même, ceux qui agitent « la perte de souveraineté » et qui flattent les instincts nationalistes à droite comme à gauche, comme le fait le FN, jouent avec le feu alors qu’ils savent parfaitement que dans le monde d’aujourd’hui la souveraineté des états est très relative. En effet, plus de 80% de nos lois sont imposées par l’Europe, la France comme tous les états est soumise aux règles internationales (ONU , OMC, FMI, BIT, OMS…..), en matière économique la France est totalement dépendante de ses importations (matières premières et énergies) et de ses exportations (1/3 de sa production), en matière de justice la France est soumise à la CJI de La Haye, en matière financière l’état n’a aucune autonomie et dépend au quotidien des prêts accordés par les bailleurs de fonds (sans lesquels le pays serait en cessation de paiement), en matière d’industrie le capital de la plus grande partie des grandes entreprises est aux mains d’investisseurs étrangers, en matière de défense les marges sont limitées aux traités et aux alliances…
Face à la gravité de la crise que nous traversons, les citoyens sont en droit d’attendre des politiques qu’ils dépassent leurs querelles traditionnelles et leurs intérêts électoraux pour trouver et favoriser l’émergence de solutions viables et durables. La rhétorique et le sophisme dont les politiques abusent, ne servent pas les causes qu’ils défendent mais ne font que détourner l’attention des citoyens des questions essentielles comme la réduction drastique des déficits sans laquelle rien n’est possible…
23/11 : Classement des Ministres des Finances Européens par le Financial Times : Cette année ce sont les ministres suédois Anders Borg, allemand Wolfgang Schäuble et polonais Jaceck Rostowski qui occupent les 3 premières places du palmares. Le ministre Français, F. Barouin occupe une peu enviable 15ème place sur 19 et ne distance que ses homologues danois, hongrois, italien et grec. Ce classement qui n’étonnera personne pose beaucoup de questions sur la manière dont N. Sarkozy, choisit ses ministres et gouverne le pays !
20/11 : Espagne - Elections Législatives : Le Parti Populaire de Mariano Rajoy s'empare de 186 sièges sur les 350 que compte le Parlement, après le dépouillement de plus de 90% des bulletins. Le parti socialiste PSOE sauverait 110 sièges (contre 169 dans la dernière mandature). Les élections législatives du 20 novembre confirment le basculement à droite de l'Espagne. Les socialistes espagnols, au pouvoir depuis 2004, deviennent ainsi les nouvelles victimes d'une crise qui a déjà balayé les gouvernements irlandais, portugais, grec et italien. Le taux d'abstention s'est établi à 40%, le PP qui devient majoritaire à l'assemblée va diriger le pays avec le soutien de moins de 40% de la population, ce qui risque de devenir rapidement très difficile.
08/11 : Suite du G20 – Ce G20 a signé la fin des gouvernements Grec et Italien et la démission des Premiers Ministres Silvio Berlusconi et G Papandréou. En France, le Premier Ministre à dramatisé la situation mais a présenté un plan complémentaire d’économies qui de l’avis des experts n’est pas à la hauteur des besoins. Face à cette situation grave pour le pays, la tension monte et les débats s’enveniment à l’Assemblée Nationale où F. Barouin, Ministre des Finances, perd son sang froid et accuse les Socialistes d’avoir pris le pouvoir par effraction en 2007.
23/07/11 : Attentat fasciste en Norvège : un jeune militant fasciste, Anders Behring Breivik, commet deux attentats dans lesquels plus de 90 personnes ont trouvé la mort. Ces attentats qui se sont produit au siège du gouvernement à Oslo et sur l’Ile d’Utoeya ou se déroulait une réunion de jeunes travaillistes. Cet événement grave est un avertissement pour les démocraties qui laissent se développer des mouvements extrémistes et xénophobes.
25/03 : Portugal : Démission du Premier Ministre Portugais, J. Socrates Rebondissement de la crise des dettes souveraines des Etats au Portugal. Une démission liée au refus du parlement d'adopter le plan de redressement des finances du Portugal nécessaire face à la dette et aux déficits des comptes publics. Une nouvelle turbulence après la Grèce et l'Irlande qui pourrait bien entraîner l'Espagne et accroître les tensions au sein de l'Europe.
05/02/2009 L’Europe, la PAC et les nouveaux défis
Du fond de nos campagne l’Europe semble bien lointaine, pourtant il n’en est rien au delà du fait qu’elle induit 80 % de nos lois, l’Europe c’est aussi les fonds structurels consacrés au développement des zones rurales et la PAC sans laquelle les paysans auraient aujourd’hui disparus.
Créée en 57, par le traité de Rome signé par 6 états, la Communauté Economique Européenne s’est d’abord limitée à la définition d’un marché commun et à l’établissement d’une Politique Agricole Commune. Puis, de traité en traité la CEE s’est progressivement transformée, avec un parlement et des institutions, une banque centrale, une monnaie unique, des interventions dans presque tous les domaines, une représentation dans toutes les instances internationales et l’intégration de 21 nouveaux états. L’Europe est aujourd’hui un géant économique mais un nain politique sans moyens financiers qui néanmoins se substitue progressivement aux états devenus trop petits pour face au rouleau compresseur de la mondialisation et la financiarisation des économies.
Les deux principales faiblesses de l’Europe sont aujourd’hui, un exécutif administratif qui n’a aucune autorité face aux états et une absence d’autonomie financière limitée par les états à 1% du PIB.
La PAC reste la seule politique engagée par l’Europe et consomme la moitié de son budget, alors que les crises qui se succèdent nécessitent la mise en place de nouvelles politiques dans de nombreux secteurs comme ceux de l’énergie, de l’automobile, de l’agroalimentaire, des nouvelles technologies, de l’information, de la recherche, des télécommunications, du transport, de la santé, de l’environnement, de la sécurité et de la défense et de bien d’autres choses encore. Les directives et les coordinations ne sont plus à la hauteur des enjeux il faut aller plus loin. La PAC est une bonne illustration de la capacité de l’Europe à développer des politiques puissantes mais aussi de ce qu’il faut corriger pour développer et maintenir nos pays à un haut niveau de compétitivité économique et social dans un monde en perpétuel changement.
Les fondements de la PAC
La PAC a été mise en place par le traité de Rome (1957) qui en a définit les bases dans son titre II et lui a fixé cinq objectifs précis :
-
accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique et en assurant une utilisation optimale des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre ;
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assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, notamment par le relèvement du revenu individuel de ceux qui travaillent dans l'agriculture ;
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stabiliser les marchés ;
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garantir la sécurité des approvisionnements ;
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assurer des prix raisonnables aux consommateurs.
Le traité prévoyait également la mise en place d’une organisation commune des marchés agricoles.
La Conférence de Stresa (1958) a défini les grands principes de la PAC :
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l'unicité du marché, corollaire de la libre circulation des marchandises, qui souffrira des variations monétaires avant l'arrivée de l'euro ;
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la préférence communautaire, qui protège le marché européen des importations à bas prix et des fluctuations du marché mondial (ce point a cristallisé l'opposition des grands exportateurs : États-Unis, Canada, Australie et, même après son entrée dans la Communauté, de la Grande-Bretagne qui s'approvisionnait préférentiellement dans le Commonwealth) ;
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la solidarité financière, les dépenses imposées par la PAC étant prises en charge par le budget communautaire ;
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des prix minimum garantis pour les producteurs.
Types d'intervention
La PAC a utilisé une grande palette de techniques d'interventions
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des barrières douanières (de fortes taxes sont subies par les importateurs)
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un régime de prix minimum, garantis par une offre d'achat communautaire un système d'élimination des produits achetés en application du régime précédent :
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publicité pour susciter une demande
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remise sur le marché, lorsque la situation justifiant l'achat était conjoncturelle
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exportation, subventionnée (le régime de prix garantis étant largement supérieur au prix de marché mondial, les biens agricoles européens ne se vendraient pas sans cette aide)
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incorporation par l'industrie agro-alimentaire (subventionnée, elle aussi, pour la même raison)
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dénaturation (transformation en produit industriel inconsommable) voire destruction pure et simple
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un système complexe d'équilibre entre les subventions (exemple : si on subventionne l'exportation de blé, il faut aussi subventionner l'exportation de farine de blé à un taux adapté, en tenant compte des sous-produits qui n'ont pas besoin de subvention)
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un système complexe de compensation des distorsions de concurrence entre les produits à prix garantis et les produits sans prix garantis (par exemple : amidon de céréales subventionnées, fécule de pomme de terre sans subvention mais sous quotas, amidon de maïs importé)
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des systèmes de limitation et de répartition de la production (mise sous quotas, par exemple les quotas laitiers), ou des capacités de production (arrachage subventionné d'arbres fruitiers et de vigne, boisement des terres agricoles, jachère obligatoire, jachère facultative rémunérée)
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plus récemment (mais largement dans un esprit de limitation indirecte de la production), des systèmes de limitation technique (par exemple : quantité d'engrais qui peut être apportée à un sol)
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de nombreuses aides et subventions en faveur des producteurs : subvention à la formation agricole, aide à l'installation, subvention directes d'investissement, subvention indirectes (par exemple bonification de prêts)
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aides à l'investissement dans les industries agroalimentaires (mesure "g" du développement rural)
Coût de la PAC
La PAC représente environ 40 % des dépenses dans le budget européen (mais celui-ci est relativement faible par rapport aux budgets des États membres; les ressources de l'Union européenne sont en effet composées d’un prélèvement de 1 % de la TVA et d'une cotisation plafonnée à 1,03 % du PNB communautaire).
Le budget de l’Europe de 130 milliards est un petit budget qui ne permet pas de faire face à tous les besoins. Le PIB de la zone Europe est de 12 540 milliard d’euros sur lequel le budget de 130 milliards d’euros ne représente que 1 %. Une goutte d’eau en comparaison aux budgets des grands pays européens, à titre d’exemple la France prélève pour ses besoins plus de 40 % de son Pib (2463 milliards d’euros en 2007) soit plus de 1000 milliards.
Sous la pression de la GB et de plusieurs pays l’Europe s’est engagée à modifier son budget notamment en réduisant le poids de la PAC. Malheureusement, a réduction de la PAC, ne permettra pas de dégager les moyens nécessaires, pour répondre aux grands défis auxquels le 27 sont aujourd’hui confrontés. Les Etats devront accepter d’augmenter significativement le budget Européen.
Quelques chiffres pour illustrer les problèmes à traiter
Polémique autour des "gros chèques"
La structure des aides conduit à faire des versements à des personnes pas précisément nécessiteuses, ce qui est un motif de dénonciation politiquement rentable.
L'Union européenne s'appuie sur le principe de transparence pour inciter les États membres à rendre publiques des données qui s'avèrent extrêmement sensibles mais les autorités nationales et les organisations agricoles majoritaires ont tendance à refuser la diffusion de cette information. Certaines ONG, comme Oxfam, ont aussi mené des campagnes dans le but d'une plus grande transparence révélant, par exemple, que le prince Albert de Monaco ou la reine d’Angleterre recevaient respectivement des subventions de plus de 250 000 et 500 000€.
En 2004, le ministère français de l’Agriculture a dévoilé pour la première fois certaines données concernant les principaux bénéficiaires des subventions de la PAC sur un total de 9,5 M€ attribués à la France, premier pays bénéficiaire en volume.
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S'agissant des grandes cultures, les dix plus gros bénéficiaires touchent au total 6 M€ (le plus gros chèque, qui s'établit à un montant de 872 108 €, ayant été versé à une société anonyme de production de riz en Camargue).
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En élevage, les 10 plus gros bénéficiaires ont touché au total 2,6 M€, avec en tête de liste une exploitation située en Haute-Vienne, pour un montant de 432 286 €.
Depuis quelques jours, les subventions perçues sont publiées nominativement sur un site de l’état que l’on peut interroger sur la base du code postal. A noter que le montant annuel des aides versées aux agriculteurs français s’établit autour de 10 milliards d’euros.
Les enseignements à tirer de la PAC.
Apres avoir répondu aux objectifs initiaux, la PAC s’est transformée en un vaste dispositif administratif de subventionnement fondé sur des règles productivistes inadaptées aux réalités et aux exigences actuelles ;
Un marché fermé et un protectionnisme excessif avec des prix normés déconnectés des réalités qui installe les producteurs dans un système artificiel dans lequel les aides perçues sont plus importantes que recettes propres.
Un dispositif de subventionnement des exportations qui permet d’écouler sur les pays du tiers monde nos excédents à des prix cassés qui bloque le développement de ces pays et l’accès à l’autonomie alimentaire.
Une administration et un système de régulation fondés sur des quotas de production, des primes à l’arrachage, au défrichage, à l’implantation de nouvelles cultures, au stockage et à la destruction massive de denrées alimentaires….Une administration paradoxale pour les consommateurs et pour les 2/3 de l’humanité qui rencontrent des difficultés alimentaires.
Les excès du productivisme qui conduit d’une part aux cultures intensives avec un recours massif aux engrais et aux insecticides et d’autre part aux élevages intensifs selon des modes alimentaires marqués par quelques catastrophes sanitaires. Les effets négatifs de cette politique sur la santé humaine et animale ainsi que sur notre environnement, sont aujourd’hui avérés.
Des exploitations souvent très endettées, de plus en plus spécialisées devenues très vulnérables pour la partie des revenus issus de la vente (volatilité des marchés).
Conclusions : Apres plus de 50 ans d’existence la PAC doit être revue en profondeur et évoluer pour répondre aux besoins alimentaires mondiaux avec la qualité nécessaire et permettre au monde agricole de vivre de ses productions avec des protections qui évitent les difficultés et excès actuels.
6 - Internationales
22/12 : Génocide Arménien – vote d’une loi contre le négationnisme du génocide arménien. Cette loi, qualifiée de « connerie » par A. Jupé, n’a aucun autre but que de satisfaire la communauté arménienne installée en France dans la perspective des prochaines élections. La Turquie a réagi violemment au vote de cette loi en rappelant son ambassadeur et en prenant immédiatement des mesures de rétorsions à l'encontre de la France. Une fois de plus, N. Sarkozy, montre le niveau de ses préoccupations et n’hésite pas à sacrifier les relations entre la France et la Turquie pour de misérables petits calculs électoraux.
20/12 : L’armée américaine a définitivement quitté l’Irak le 18/12 : L’intervention engagée en 2003, sans mandat des Nations Unies par G W BUSH, se solde par un bilan désastreux. Après presque 9 ans de guerre, 170 000 marines engagés, plus de 100 000 morts dans la population civile, 4474 soldats tués et 32000 blessés, 800 milliards de $ dépensés, les américains laissent le pays en ruine aux mains d’une nouvelle dictature Chiite qui n’a rien à envier à celle de Saddam Hussein.
Face à ce désastre, les français ne peuvent que se féliciter du refus de J. Chirac de soutenir l’intervention américaine en Irak, contre l’avis de N. Sarkozy et de B. Kouchner.
11/12/11 : Russie Elections législatives : Des manifestations importantes en Russie contre le système Poutine, suite aux élections législatives remportées par "Russie Unie".
06/12/11 : Révolte des peuples arabes et montée du pouvoir islamique : Après avoir renversé ou ébranlé les pouvoirs autoritaires en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Maroc, les peuples se sont majoritairement et démocratiquement prononcés en faveur des mouvements politiques islamiques. Un résultat qui peut paraître surprenant pour des citoyens qui vivent dans des pays laïcs mais qui est normal dans des pays qui ont subi pendant des décennies les pratiques du néocolonialisme et l’oppression de régimes corrompus.
Ces résultats s’expliquent par le fait que les mouvements islamistes bien organisés et bien implantés auprès des peuples, ont bénéficié de leurs statuts d’opposants historiques non soumis aux occidentaux ainsi que d’une image d’intégrité dans des sociétés minées par la corruption. Les islamistes ont également profité du sentiment de persécution des peuples arabes porté par le régime des mollhâs iraniens. Un sentiment renforcé par les relations souvent indécentes des responsables politiques occidentaux invités permanents des régimes qui opprimaient les peuples (affaires Alliot Marie en Tunisie).
La montée en puissance du pouvoir islamique dans ces 4 pays confirme l’échec des politiques et des interventions conduites par les occidentaux. Un échec qui s’ajoute à ceux déjà constatés en Iran, en Somalie, en Afghanistan, au Liban et surtout en Irak.....
Aujourd'hui, les occidentaux doivent se limiter à aider la transition et souhaiter que ces nouveaux dirigeants choisis par les peuples soient à la hauteur de leurs espérances et évitent l'écueil de l’obscurantisme religieux, Incha’Allah !
01/12 : Selon Transparency International la corruption renforce la crise (publication du rapport annuel) : Selon l'organisation, les difficultés économiques que traverse la zone euro sont "en partie liées à l'incapacité des pouvoirs publics à combattre la corruption et l'évasion fiscale qui comptent parmi les causes principales de la crise", selon le rapport.
L'Italie reçoit ainsi la note de 3,9 et la Grèce, celle de 3,4, ce qui leur vaut de figurer respectivement aux peu enviables 69e et 80e places sur 182 pays. La France et l'Allemagne, obtiennent 7,9 et 6,8 et se classent respectivement 25e et 14e. A signaler que 11 pays européens font mieux que la France dont la note se dégrade depuis 2007. .
La crise européenne "reflète une faible gestion financière, un manque de transparence ainsi qu'une mauvaise utilisation des fonds publics", a estimé Robin Hodess, directrice de recherche au sein de Transparency, interrogée par l'AFP.
La Somalie et la Corée du Nord partagent la 182e et dernière place de ce classement et sont donc les pays perçus comme les plus corrompus, avec une note de 1,0. A l'autre bout de l'échelle, la Nouvelle-Zélande occupe la première place du classement, avec 9,5 points, devant trois pays nordiques, le Danemark (9,4), la Finlande (9,4), la Suède (9,3), et Singapour (9,2).
"Que ce soit en Europe, frappée par la crise de la dette, ou dans le monde arabe, à l'aube d'une nouvelle ère politique, les dirigeants doivent prendre en compte l'exigence d'une meilleure gouvernance", souligne Huguette Labelle, responsable de Transparency International, organisation basée à Berlin.
le site à consulter : http://cpi.transparency.org/cpi2011/results/
Article du monde : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/12/01/comment-la-fraude-fiscale-renforce-la-crise-de-l-euro_1612063_3214.html#ens_id=1268560
20/10 : Disparition du Colonel Kadhafi dans les combats pour la libération de la ville de Syrte : Après la chute de Ben Ali en Tunisie puis celle de O. Moubarak en Egypte la fin du régime Kadhafi en Lybie marque la poursuite de l'émancipation des peuples arabes. A noter qu'en Lybie l'aide apportée par la France et de la Grande Bretagne sous couvert d'un mandat de l'ONU a été déterminante. La fin tragique de ce dictateur fou est une grande victoire pour la démocratie et un espoir pour tous les peuples qui subissent l'oppression de leurs dirigeants notamment en Syrie, au Yemen et dans d'autres pays.
26/09 : Attentat de Karachi et financement occulte : B.Hortefeux mis en examen pour violation du secret de l'instruction. La justice va maintenant convoquer Edouard Balladur, lequel se défend en rappelant que ses comptes de campagne ont été validés. Une affaire difficile et désastreuse pour l'Elysée à quelques mois de la présidentielle.
02/05/11 : Oussama Ben Laden a été tué au Pakistan par les services spéciaux américains et enseveli en mer.
04/04 : Côte d'Ivoire : les forces françaises interviennent dans le conflit sous contrôle des Nations Unies.
31/03 : Internationales
Japon : Accident à la Centrale de Fukushima : Malgré les efforts entrepris la radioactivité continue de s'échapper de la centrale. Il apparaît également que les bâtiments industriels contiennent de grandes quantités d'eau contaminée qui rendent les interventions difficiles. Les infiltrations et écoulements polluent les sols et la mer de manière importante. Le périmètre de sécurité a été étendu sur un rayon de 30 kms. Enfin, le gouvernement parle de démanteler la centrale, une opération qui ne pourra pas intervenir avant de nombreuses années.
Le Président N. Sarkozy de retour d'une visite en Chine a fait une brève escale au Japon où il a exprimé la solidarité de la France à l'égard du peuple japonais durement touché par le tremblement de terre, le tsunami et l'accident nucléaire. En qualité de président du G8 il a demandé un sommet sur la sécurité nucléaire permettant de dégager des règles communes.
Lybie : le régime perd des soutiens importants mais les partisans de Kadhafi résistent aux frappes de la coalition et aux rebelles. Le Président Obama a autorisé l’intervention des forces spéciales
Syrie : le président Assad a remplacé le gouvernement mais ne répond pas à l’attente des citoyens.
Cote d'Ivoire : les forces du Président Ouattara ont engagé une action pour chasser L Bagbo du pouvoir. Le pays est bord de la guerre civile
25/03 : Monde Arabe : Reprise de la révolution des peuples au Maghreb et au Moyen Orient : Après la résolution votée par les Nations Unies destinée à protéger le peuple Libyens de la sauvagerie de Kadhafi, les peuples arabes durement réprimés par les pouvoirs en place ont repris les luttes notamment en Jordanie, en Syrie et au Yémen.
18/03 : Libye : A la demande du Président Sarkozy, actuel président des G8 et G20 et de D Cameron, Premier Ministre Britannique, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi 17 mars au soir en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi. Ce vote ouvre la voie à des frappes aériennes en Libye. La résolution de l'ONU a été adoptée avec dix voix pour sur les quinze membres du Conseil de sécurité, et cinq abstentions. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte. Un vote très important pour sauver le mouvement d'émancipation des peuples arabes et protéger le peuple libyen de la folie de Kadhafi.
Par cette action N Sarkozy, redore le blason de la France et se repositionne sur la scène internationale. Une action qui n'est pas sans rappeler celle qu'il avait conduite comme Président de la CE dans le conflit qui opposait en 2008, la Géorgie et la Russie.
24/02 : Evénements internationaux significatifs depuis janvier
Politique étrangère : la révolte des peuples dans les pays arabes : Une onde de choc pour tous les pouvoirs y compris pour ceux du monde occidental !
- Déchéance des présidents dictateurs Ben Ali et Osni Moubarak en Tunisie et en Egypte.
- Fin prochaine de Kadhafi en Libye malgré l’emploi de la force.
- Manifestations des peuples algérien, jordanien, marocain, yéménite, mauritanien, iranien, saoudien, l’émirat de Bahreïn, et de bien d’autres afin d’obtenir des changements radicaux.
- Découverte des fortunes colossales accumulées par les présidents déchus et leurs proches avec la bienveillance des occidentaux.
- Mise à jour par la presse, des relations personnelles de M Aillot Marie avec le clan Ben Ali, des placements financiers de sa famille en Tunisie et des relations de son mari P. Ollier, avec le clan Kadhafi.
- Vacances de M Fillon en Egypte, invité de l’ex Président Moubarak, et dans la foulée visite en Arabie Saoudite un pays riche mais très controversé.
- Séjour privé fin janvier du Président et de sa famille dans un palais mis à sa disposition par le Roi du Maroc.
- Prises de position désastreuses de M. Aillot Marie suivie de celles de N Sarkozy dans l’affaire F. Cassez. Une ingérence dans la politique intérieure du Mexique contreproductive et inacceptable pour ce grand pays de plus de 112 millions d’habitants. Une ingérence d’autant plus surprenante que N Sarkozy a séjourné régulièrement au Mexique à titre privé et qu’il est un adepte d’une justice sévère.
- Comportement scandaleux et irresponsable du nouvel ambassadeur de France en Tunisie B Boillon, obligé de s’excuser 10 jours après son installation….
Le moins que l’on puisse dire c’est que nos dirigeants n’ont pas été très avisés et qu’ils ont oublié qu’ils représentaient la France même lorsqu'ils sont en vacances. Au regard des événements, il convient de s'interroger sur les véritables objectifs de l'Union Pour la Méditerranée (UPM / UMP) présidée par O Moubarak et B. Ali !
7 - Crise des dettes souveraines
15/12 : Après les Etats et les banques, S&P menace les régions et les grandes villes - L'agence Standard and Poor's a annoncé, mercredi 7 décembre, qu'elle envisageait d’abaisser la note de la dette de la Ville de Paris et de la région Ile-de-France, aujourd'hui dotée d'un triple A. Dans sa note, S&P menace aussi deux Länder allemands (Saxe et Bavière), les villes de Rome, de Bologne, Milan, Turin, Florence, la région de Bruxelles-Capitale, la ville de Vienne.
09/12/11 : Sommet Européen : Un accord à 26 sur de nouvelles règles financières et budgétaires. La Suède et la République Tchèque doivent soumettre l’accord à un vote parlementaire, tandis que la GB le refuse.
08/12/11 : Sommet Européen à Bruxelles / Examen par le Sénat d'un projet de loi sur le vote des immigrés : Pendant que les chefs d’états Européens se réunissent pour tenter de trouver une issue à la crise les Sénateurs examinent un projet de loi sur le vote des immigrés proposé par le PS. Une démarche qui agace le Premier Ministre même si elle n’a aucune chance d’aboutir du fait de la prééminence de l’Assemblée Nationale en matière de vote des lois.
07/12 : Carte de la notation des dettes européennes et perspectives de déclassement des pays notés 3A vers AA+ ou AA
Observations : il est légitime de s'interroger sur le fonctionnement des agences mais l'idée qu'il suffirait de les supprimer pour régler le problème des dettes est illusoire. En effet, c’est comme pour la grippe, il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire baisser la température !


Tableau des dettes, classé en % du pib. Les pays tronqués à gauche du tableau sont : Grece, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Allemagne, Autriche
24/11 : Nouvelles tensions entre la France et l’Allemagne sur le rôle de la BCE : La France souhaite que la BCE achète des obligations émises par les états en difficulté dans le but de les aider à sortir de la crise. Une bonne solution en apparence mais qui se heurte au véto de l’Allemagne et de plusieurs pays. Ces pays considèrent en effet, que l’achat d’obligations n’est pas dans les missions de la BCE, qu’il ne règle pas le problème des états, qu’il fait courir un risque important à la BCE et qu’en l’état cela revient à demander aux pays vertueux de payer pour ceux qui ne le sont pas. En d’autres termes c’est l’histoire de la Cigale (les pays du sud) et de la Fourmi (les pays du nord). La solution proposée à la France impose la modification des traités et une nouvelle avancée de la zone euro permettant la création d’une gouvernance économique et financière ayant autorité sur les états pour les questions économiques, financières et budgétaires
10/11 : Evolution de l'exposition des banques françaises aux dettes souveraines grecques et italiennes : Du 31/12/2010 au 30/09, l'exposition des banques françaises sur l’Italie et la Grèce a passé de 69 milliards à 46 milliards, soit une réduction de l’exposition de 23 milliards. Les dépréciations enregistrées au 1/11 s’établissent à 10426 milliards. Ces chiffres sont à compléter de l'exposition aux trois autres pays en difficulté, qui sont le Portugal, l'Irlande et l'Espagne, dont l’exposition au 31/12/2010 était de 16 milliards. A noter également que les banques sont également exposées à l’économie privée au travers de leurs filiales dans ces pays.
09/11 : Impact de la crise italienne sur les taux des emprunts d'états
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09/11/2011 |
08/11/2011 |
|
Taux obligations d'Etat |
2 ans |
5 ans |
10 ans |
30 ans |
2 ans |
5 ans |
10 ans |
30 ans |
|
Allemagne |
0,351 |
0,837 |
1,678 |
2,557 |
0,376 |
0,877 |
1,714 |
2,607 |
|
France |
1,196 |
2,075 |
3,119 |
3,949 |
1,144 |
2,033 |
3,059 |
3,92 |
|
Italie |
6,689 |
7,04 |
6,926 |
7,668 |
6,323 |
6,831 |
6,785 |
7,514 |
|
Espagne |
4,387 |
5,004 |
5,775 |
6,568 |
4,331 |
4,789 |
5,784 |
6,456 |
|
Belgique |
2,741 |
3,661 |
4,376 |
4,894 |
2,718 |
3,603 |
4,46 |
4,898 |
|
Grèce |
110,6 |
40,055 |
36,206 |
20,638 |
130 |
46,14 |
40,408 |
20,093 |
|
Pays Bas |
0,535 |
1,237 |
2,202 |
2,624 |
0,561 |
1,247 |
2,22 |
2,675 |
|
Autriche |
1,023 |
2,043 |
3,003 |
3,679 |
1,085 |
2,029 |
3,022 |
3,678 |
|
Portugal |
21,38 |
13,934 |
11,57 |
9,673 |
20,39 |
13,92 |
11,572 |
10,135 |
|
Irlande |
9,249 |
8,208 |
8,156 |
- |
8,822 |
8,493 |
8,474 |
- |
|
Finlande |
0,508 |
1,214 |
2,267 |
- |
0,524 |
1,27 |
2,29 |
- |
Ce tableau montre les écarts de taux entre les états et les variations sur un jour. L'augmentation des taux augmente les charges d'intérêts et les déficts qui aggravent la situation des états. A noter que hors intérêts de la dette le budget italien serait excédentaire ce qui n'est pas le cas pour le budget français. Les taux baissent pour l'Allemagne, les Pays Bas, l'Autriche et la Finlande, ils augmentent pour tous les autres pays. Sur les obligations à 10 ans, le taux de la France est le double de celui de l'Allemagne et le taux de l'Italie est plus de 3 fois celui de l'Allemagne.
07/11 : Grèce : Après le retrait du référendum, G. Papandréou et A. Samaras, leader de l'opposition, s'entendent pour constituer un gouvernement d'union nationale sous l'autorité d'un nouveau premier ministre. Le retour au pouvoir des conservateurs largement responsables de la situation du pays et qui par ailleurs se sont opposés depuis 2 ans à tous les plans de redressements proposés par le FMI et l'Europe est pour le moins surprenant.
03/11 : Le Premier Ministre Grec, G. Papandréou, a décidé de soumettre le dernier plan de sauvetage de son pays à un référendum et de demander au parlement un vote de confiance. Contrairement à ce que le Président N Sarkozy avait annoncé, à l'issue du sommet de Bruxelles, l’Europe n'est pas encore sauvée. Il est à craindre que le G20 qui se déroule à Cannes n’apporte pas davantage de réponse à cette crise que l’on doit à une gestion des politiques pour le moins imprudente.
30/10 : Renforcement de la convergence entre la France et l'Allemagne : Une étude publiée par l'Institut Thomas More indique que la France dépense 163 milliards d'euros de plus que l'Allemagne avec des résultats moindres. Conclusions sur les thèmes suivants : santé, protection vieillesse, éducation, logement et fonction publique accessibles sur le site : http://www.institut-thomas-more.org/actualite/163-milliards-de-plus-analyse-comparative-de-la-depense-publique-en-france-et-en-allemagne-3.html
27/10 : Résultats positifs du sommet : Principales mesures : Allègement de 50% de la dette Grecque, Recapitalisation des Banques européennes de 110 milliards, Augmentation à 1000 milliards du FESF de l'Europe avec l’apport de capitaux extérieurs (Chine, Russie….), Engagements des états à réduire leurs déficits de manière significative et rapide, Incitation spécifique en direction du gouvernement Italien, Mise en chantier d'un véritable gouvernement économique pour la Zone Euro avec de fait la création d'une Europe à deux vitesses. Ces résultats sont importants mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, car le passé a montré que les états ne respectent que rarement les décisions européennes. Désormais, N. Sarkozy, un des principaux acteurs du sommet, va devoir mettre la France en conformité avec les décisions prises au sommet et s’engager dans une politique de plus grande rigueur.
26/10 : Recapitalisation des Banques françaises : Selon les informations qui circulent, les banques françaises qui doivent être recapitalisées pour répondre aux nouvelles règles de solvabilité mais aussi compenser l'impact des pertes sur les fonds propres, ne feront pas appel à l'aide de l'état. Une décision qui va leur permettre de conserver leur indépendance et ainsi de poursuivre leurs activités spéculatives sur les marchés.
26/10 : Nouveau sommet européen pour sortir de la crise des dettes souveraines : Les sommets se suivent mais les accords peinent à se faire. N. Sarkozy qui sait très bien que son avenir peut se jouer sur le dénouement de la crise fait feu de tout bois. Aujourd'hui acculé au mur par les résultats du modèle libéral qu'il a défendu, il n'hésite pas changer de posture et à demander un engagement plus important de l'Europe dans une réforme du système financier mondial. Une demande inacceptable pour les USA et la GB qui considèrent que les états de la zone euro ne font pas ce qu'il faut....
18/10 : Moody's donne un premier coup de canif à la note "AAA" de la France : L'agence a donné lundi un premier coup de canif à la sacro-sainte note "AAA" de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si sa perspective "stable" était toujours justifiée au vu de la dégradation de la situation économique. La France propose un plan de 12 milliards pour rétablir ses finances publiques lorsque l'Allemagne fait 80 milliards, l'Italie 87 milliards et la Grande Bretagne 91 milliards. Chacun comprend que ce plan n'est pas à la hauteur des besoins et qu'il repose uniquement sur des considérations électorales. Il n'est donc pas surprenant que la France soit menacée un nouveau camouflet pour la politique conduite par N. Sarkozy et son Gouvernement qui nous expliquent depuis plus d'un an que la France n'est pas en danger !
05/10 : Nouvelle dégradation de la dette Italienne : Après Standard and Poor’s, l’agence Moody’s a abaissé la note italienne de trois crans avec une perspective négative. La conséquence immédiate c’est des taux d’emprunts qui passent de 2 à 6% et des intérêts à payer plus importants. Pour la France, un tel déclassement ferait exploser le montant des intérêts annuels payés qui sont aujourd’hui de 50 milliards (soit l’équivalent du budget de l’éducation nationale).
04/10 : DEXIA première victime de la crise des dettes souveraines – Dans l’incapacité de redresser ses comptes et de faire face au financement de 100 milliards d’actifs dits toxiques la banque de financement des collectivités va être démantelée pour éviter la faillite. La responsabilité des dirigeants est clairement engagée mais il est à craindre qu’ils ne seront jamais convoqués devant un tribunal ! Cette affaire est pourtant sans commune mesure avec l’affaire Kerviel ! (Relire l’article Cour des Comptes – Collectivités en Danger)
04/10 : Eurogroupe – Sauvetage de la Grèce – Convoqué une nouvelle fois cette structure qui n’a aucun pouvoir n’a pu que constater les désaccords qui existent entre les pays de la zone euro. (Relire l’article – Plan allemand)
29/09 : Plan de sauvetage de la Zone Euro : le Bundestag vote à une très large majorité (523 votes pour sur 621) le plan de sauvetage décidé en juillet dernier. Ce plan élargit les compétences du Fond Européen de Stabilité Financière et porte ses moyens d’intervention à 780 milliards d’euros.
20/09 : L'Italie une nouvelle fois dégradée par S&P : 190 milliards de dette soit, 120% du PIB. Malgré un plan de 60 milliards adopté par le parlement italien, l’agence S&P a abaissé les notes de la dette long terme de "A+" à "A" et la note court-terme de "A-1+" à "A-1". Ces décisions ont été prises par l’agence en raison des sombres perspectives de croissance et de la fragilité du gouvernement de Silvio Berlusconi. Un avertissement pour la France, qui pourrait subir à son le sort des USA et perdre sa note 3A….
20/09 : les banques françaises dans la tourmente : Après la perspective d’un défaut sur la dette grecque (8 milliards détenus par les banques françaises), avec les difficultés sur l’Italie la situation d’aggrave pour les banques françaises. La BNP détient à elle seule plus de 50 milliards de dettes italiennes et les autres sont fortement impliquées.
15/09 : Grèce : A. Merkel et N Sarkozy affirment que la Grèce restera dans la Zone Euro mais restent évasifs sur les solutions à mettre en œuvre. Les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) annoncent qu’ils pourraient aider l’Europe en achetant des emprunts des pays en difficulté.
12/09 : Dette Grecque : Suite à la démission du chef économiste de la BCE et à la position Allemande, la Grèce se dirige vers la sortie de l'Euro et à minima vers un défaut de paiement. Ce qui signifie que dans un mois la Grèce ne pourra pas payer ses fonctionnaires, ses dépenses et rembourser les échéances de sa dette. Cette situation aura des conséquences graves notamment pour les banques françaises qui portent environ 8 milliards de dettes grecques dans leurs comptes.
Après un premier plan, de plus de 100 milliards d’euros, qui n’a servi à rien, l’Allemagne et ses dirigeants ainsi que plusieurs pays du Nord refusent de financer le nouveau plan de redressement. Un plan paradoxalement adopté par l’ensemble de la classe politique française alors que la France ne parvient pas à redresser ses propres comptes et vote difficilement un plan de redressement ridicule de 12 milliards qui n'est pas à la hauteur des besoins (la dette approche les 1700 milliards).
8 - Environnement / Nucléaires et Autres
10/12/11 : Sommet de Durban : l'UE et 90 pays vulnérables au réchauffement climatique demandent des actes pour enrayer les émissions de GES.
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/12/09/qui-est-vraiment-responsable-du-changement-climatique/
09/12/11 : Sommet Européen : Un accord à 23 sur de nouvelles règles financières et budgétaires. La Suède et la République Tchèque doivent soumettre l’accord à un vote parlementaire, tandis que la GB et la Hongrie le refusent.
08/12 : Sommet de Durban sur le Climat : depuis le 30/11, 190 pays sont réunis sous l’égide l’ONU, pour la conférence annuelle sur le climat (traiter le réchauffement climatique). Les scientifiques du GIEC tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme, face à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et prédisent des catastrophes climatiques très graves si le réchauffement dépasse 2 degrés. Depuis Copenhague l’attention est retombée et il est à craindre que le blocage des USA, de l’Inde, de la Chine, des Russes et de quelques autres pays conduisent à un nouvel échec.
Le silence des dirigeants EELV sur Durban, alors qu’ils étaient intraitables sur les questions climatiques en 2009, montre qu'ils subordonnent les causes qu'ils défendent à leurs petits intérêts électoraux.
21/10 : Dérèglement climatique - 2010 a été marqué par une nouvelle augmentation des rejets de CO2 de 5,8%. Ces mauvais résultats qui vont s'aggraver encore en 2011, les experts du GIEC tirent la sonnette d'alarme sans grand succès. Il est à craindre que nous assistions à une accélération des catastrophes climatiques dans les régions du monde les plus exposées. En 2010, les émissions européennes restent toutefois inférieures au niveau de 2007 avec 4 milliards de tonnes en 2010, contre 4,7 milliards en 2007. Avec un rejet annuel par habitant de 5,9 tonnes, contre 10 au japon et 17 aux USA, la France fait figure d'exemple parmi les pays développés, même si des efforts restent à faire. Données publiées par l'European Commission's Joint Research Centre.
05/05 – Fukushima – Cette nuit, des hommes sont entrés dans le bâtiment du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima Daichi.
C’est la première fois depuis que l’opérateur a perdu le contrôle de ses réacteurs qu’une telle visite a lieu. Jusqu’à présent, seuls des robots avaient pu y pénétrer, à partir du 17 avril. Ils avaient permis une première exploration des bâtiments
Les techniciens qui ont pénétré dans le bâtiment, devaient «ne pas dépasser les dix minutes», a déclaré Tepco, l’opérateur de la centrale. Les radiations auxquelles les travailleurs ont été exposés (3mSv) étaient plus faibles que ce à quoi nous nous attendions».
Ils devaient installer un système de pompes à air et de filtres destiné à capter les particules radioactives et à diminuer en quelques jours le niveau de radioactivité dans le bâtiment. Lorsque cette diminution sera suffisante, les techniciens pourront y travailler plus longuement pour installer un système de refroidissement en circuit fermé du réacteur.
Aujourd’hui, la température des trois réacteurs accidentés est contrôlée par un apport d’eau douce, via des circuits de secours. Cette eau n’est pas récupérée et coule ensuite vers les parties basses des bâtiments – dans les salles des machines et les tunnels souterrains. Elle s’y accumule – près de 90 000 tonnes. Et son niveau de radioactivité est très élevé.
Mais pour refroidir définitivement les réacteurs et ne plus accumuler de radioactivité à l’extérieur, il faut mettre en place un circuit d’eau fermé – en utilisant des tuyauteries déjà en place – qui sera connecté à un échangeur de chaleur. D’après Tepco, le débit de ce système pourrait être de cent tonnes à l’heure, contre une dizaine pour le dispositif actuel. Si l’état de la cuve autorise un tel débit, le refroidissement du réacteur pourrait alors se réaliser assez rapidement.
Cette première intervention humaine dans le bâtiment d’un des trois réacteurs est le signe de l’avancée - lente et douloureuse - de la «reprise de contrôle des Japonais sur leur installation», explique Thierry Charles de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Elle montre que l’objectif prioritaire qui guide l’action des autorités japonaises et de l’opérateur Tepco depuis l’accident – Eviter toute nouvelle émission massive de radioactivité – a désormais une grande chance d’être atteint.
Si le processus se poursuit avec succès jusqu’au bout – l’arrêt à froid des réacteurs et la mise à l’abri de tous les combustibles nucléaires, ceux des trois réacteurs et ceux des piscines – alors le «scénario du pire» évoqué depuis un mois et demi n’aura pas eu lieu.
Une autre menace existe au niveau des piscines : tant qu’elles ne seront pas vidées des combustibles nucléaires qu’elles abritent. L’arrêt à froid des réacteurs ne sera donc que le début d’une tâche longue et titanesque: décontaminer au moins partiellement le site afin de pouvoir y travailler, évacuer des piscines des réacteurs tous les combustibles nucléaires, puis démanteler complètement la centrale. Un chantier qui pourrait durer vingt ans.
12/09 : Marcoule - Explosion d’un four à l’Usine de retraitement de déchets nucléaires métalliques. 1 mort et 4 blessés. L’explosion qui s’est produite dans cette usine est un accident industriel qui n’a pas d’origine nucléaire. Il n’y a donc aucun risque de contamination pour les populations.
05/04 : Nouvelles de l'accident nucléaire de Fukushima (publiées par la presse et par les autorités japonaises)
La situation semble stabilisée : il n'y a plus de dégradation nouvelle dans le cœur des réacteurs. La puissance résiduelle du combustible baisse et a sans doute atteint une puissance de deux pour mille par rapport au niveau qui était le sien avant l'arrêt de la centrale suite au tsunami. La chaleur dégagée décroît également, bien qu'à un rythme de plus en plus lent.
Les techniciens ont prévu d'injecter de l'azote dans l'enceinte de confinement du réacteur 1 où l'accumulation d'hydrogène pourrait provoquer une nouvelle explosion, similaire à celles qui se sont produites les 12 et 14 mars. Cette opération "d'inertage" pourrait débuter mercredi soir et durer plusieurs jours, selon la société.
Après de longs efforts infructueux, les techniciens ont finalement réussi à boucher une brèche de 20 cm dans une fosse technique située au bord de l'océan en injectant du verre soluble (silicate de sodium), un agent chimique qui a pour propriété de se solidifier au contact de l'eau.
Les fuites demeurent sur le réacteur n°2. , il y a une fissure d'environ 20 centimètres sur le conduit qui renferme des câbles électriques et qui va de la salle des turbines rempli d'eau radioactive appartenant au réacteur n°2 et la prise d'eau. Selon les indications fournis par les japonais, il s'agirait de la "paroi de la structure verticale" du conduit qui est fissurée et laisserait échapper l'eau
Les cuves des réacteurs ont tenu ce qui est une bonne nouvelle.
Refroidissement : Il semble que les japonais craignent des courts-circuits et des incendies sur les installations et utilisent des pompes externes pour les réacteurs 1, 2, 3 et 4. Pour le réacteur 4, il n'y a pas de problème seule sa piscine a connu une interruption du refroidissement.
L’eau continue d'être évacuée vers la mer : il y a bon espoir que la fuite qui a été diagnostiquée soit maîtrisée. En outre, les japonais protègent le sol entre le pied de la colline et le réacteur en dispersant un plastifiant pour imperméabiliser le terrain. Un porte-parole de la société Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé que "quelque 10.000 tonnes d'eau stockées dans des cuves et 1.500 tonnes actuellement dans les réacteurs 5 et 6 vont être déversées dans l'océan (Pacifique) dès que les préparatifs seront achevés". Il a souligné qu'il s'agissait d'eau faiblement radioactive.
L’issue finale pour ces réacteurs est encore loin : il est probable qu’elle sera proche de la solution adoptée à Three Mile Island : le démantèlement progressif. Là-bas, ça avait duré douze ans et il y avait aussi eu une fuite d'eau radioactive à l'intérieur de l'installation puisqu'un ballon de décharge s'était vidé.
Les concentrations mesurées en France d'éléments radioactifs provenant de la centrale japonaise de Fukushima : Elles sont en diminution dans l'air sur les derniers jours, a annoncé, au cours de la soirée du samedi 2 avril, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
L'IRSN a rappelé, dans un communiqué, que les concentrations mesurées en France dans les différents milieux surveillés (air, végétaux, eau de pluie, lait) "sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée".
L'IRSN confirme "une présence généralisée de traces d'iode 131 en France" mais "on note une tendance à la diminution de la radioactivité dans l'air" au cours des derniers jours, a précisé à l'AFP Jean-Marc Peres, responsable de la surveillance à l'Institut.
25/03 : Fukushima
Japon : de nouvelles inquiétudes à la Centrale de Fukushima : Malgré le rétablissement de l’électricité et en partie du refroidissement des réacteurs, il semble que le réacteur N°3 présente des fuites de radioactivité élevées et anormales. A noter que le combustible de ce réacteur intègre du MOx, un assemblage de plutonium et d’uranium appauvri, particulièrement radioactif et difficile à refroidir. Cette technique permet à la fois de détruire le plutonium (très dangereux) produit par les réacteurs et de s’affranchir de l’uranium naturel (minerai).
15/10/10 - L’environnement : Après l’échec de Copenhague, exit les engagements du grenelle de l’environnement. Une nouvelle démonstration du manque de conviction et de l’opportunisme du gouvernement qui voulait surfer sur la vague verte.
Avant Copenhague, pour les besoins de Sarkozy, qui s'était accaparé le réchauffement climatique, le gouvernement a promulgué dans la précipitation des textes mal préparés sans en mesurer les conséquences financières. C'est ainsi que sur les énergies renouvelables, l'état s'est retrouvé avec une ardoise lourde pour les finances publiques et pour les consommateurs. Face à cette situation les pouvoirs publics ont été amenés à modifier les textes à deux reprises depuis le début de l'année. Sans ces modifications le prix de l’électricité aurait augmenté de plus de 15%, du fait que le financement des énergies renouvelables est assuré par une taxe (CSPE) payée par le consommateur.
La France doit bien entendu développer ses capacités en énergies renouvelables, mais elle doit le faire de la manière la plus économique possible et veiller à ce que les prix de l’électricité, parmi les plus faibles d’Europe restent avantageux pour les consommateurs.
Exit les promesses qui ont précédé le sommet de Copenhague et les beaux discours de Borloo. Le Président déçu des résultats de Copenhague, a aussitôt tourné la page écologique. Oubliés et à la trappe, les grandes messes médiatiques et les ayatollahs verts, le réchauffement climatique et la taxe carbone, les dispositions sur l’agriculture intensive, les pesticides, les engrais, les règles sur l’alimentation des animaux, les OGM, les graisses hydrogénées et toutes les matières nocives utilisées par les industries agroalimentaires qui empoisonnent notre alimentation. Seules restent les économies d’énergie et encore….
Les espoirs des écologistes dopés par leur succès aux européennes, se sont envolés avec la crise économique et financière qui a aussi révélé le manque de réflexion sur les modèles de développement proposés.
03/01/10 Sommet de Copenhague
Les résultats de ce sommet sont pour la France un dur retour à la réalité. Les écologistes et nos dirigeants avaient un peu vite oublié que la France n’est pas le monde et que la priorité pour la majorité des états n’est pas le réchauffement climatique mais le simple accès des populations au minimum vital (alimentation, eau, santé, énergie..).
Le constat du lien existant entre le développement des activités humaines et le dérèglement du climat qui conduit à modifier les modes de développement fait apparaître les énormes divergences qui existent entre les pays riches et les autres. Les uns veulent sauvegarder leur prospérité en partie responsable des problèmes environnementaux alors que les autres veulent accélérer leur développement pour satisfaire les besoins immédiats de leurs peuples en oubliant les conséquences environnementales. Dés lors un accord contraignant sur le climat pour chaque pays était impossible.
Dans ce sommet, les USA ont refusé de s’engager plus en avant, non parce qu’ils ne s’intéressent pas au climat bien au contraire, mais plus simplement parce qu’ils ne sont pas prêts à imposer de nouvelles contraintes à leur économie qui n’est pas encore sortie de la crise. L’instauration de nouvelles contraintes sans contreparties ne ferait qu’augmenter les énormes avantages concurrentiels des pays comme la Chine et l’Inde avec en corollaire un risque d’effondrement des économies occidentales. Une position pragmatique et responsable que les français seraient bien avisés de méditer ! L’économie verte est en devenir et n'existe que par les aides massives dont elle bénéficie. Si elle présente de nombreux avantages, elle n’est pas encore en situation de se substituer à l’économie traditionnelle dont les pays occidentaux tirent l'essentiel de leurs ressources et financent la protection sociale, le fonctionnement et les investissements des états….
En conclusion, les grandes puissances qui détiennent plus de 80% des richesses et représentent moins d’un milliard d’habitants, ne sont plus en mesure d’imposer leurs choix au reste du monde. Il est illusoire de penser que nous détenons la vérité et que nous sauverons notre suprématie et l’avenir de nos sociétés en changeant les règles de gouvernance du monde et en aménageant à la marge nos modèles économiques.
Le regard de Michel Serres sur les mutations du monde et leurs conséquences apporte un éclairage indispensable pour faire la part des choses entre les discours des politiques, l’accélération des mutations, l’homme et la sauvegarde de la planète.
« On a oublié d'inviter la Terre à la conférence sur le climat »
Entretien avec Michel Serres Philosophe
(Le Monde, 22 décembre 2009)
Professeur à l'université de Standford, Académicien, Michel Serres est l'un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture. Dans son dernier essai en date, Temps des crises (éd. Le Pommier), il retrace les bouleversements qui ont récemment transformé notre condition humaine, et soutient que la planète doit devenir un acteur essentiel de la scène politique. Nous lui avons demandé sa version du sommet de Copenhague.
Douze jours de négociations pour aboutir à un accord à minima : la montagne à accouché d'une souris. Pourquoi un bilan si décevant ?
Copenhague est à la géopolitique ce que les accords de Munich, en septembre 1938, ont été à la politique : un compromis lâche et dilatoire. Mais la comparaison s'arrête là. Si le sommet sur le climat a été un échec, c'est d'abord parce que mettre 192 personnes autour d'une table relève de la grand-messe plus que de négociations véritables. Le problème vient surtout de ce que ces 192 personnes sont des hommes d'Etat, dont la mission première est de défendre les intérêts de leur gouvernement et de leur pays. La politique, c'est son rôle, examine les relations humaines, fussent-elles conflictuelles. Or, l'enjeu de Copenhague n'était pas les relations humaines, mais le réchauffement de la planète, la fonte des pôles, la montée des eaux, la disparition des espèces. Il s'agit d'un objet qui dépasse l'horizon classique du politique. Ce que montre avant tout le sommet de
Copenhague, c'est que les limites du politique, au sens traditionnel du mot, sont aujourd'hui atteintes à un point sans précédent dans l'histoire.
L'échec était donc écrit d'avance ?
Il était en tout cas probable, et pour une raison simple : on a oublié d'inviter à Copenhague un partenaire essentiel, composé d'air, de feu, d'eau et d'êtres vivants. Cette absente, qui n'a encore jamais siégé dans aucun Parlement, je l'appelle la "Biogée", pour dire en un seul mot la vie et la Terre. C'est un pays dont nous sommes tous issus. Qui va représenter ce pays-là ? Quel sera son ambassadeur, quelle langue parlera-t-il ? Cela reste à inventer. Mais nos institutions ne peuvent plus désormais se contenter de jeux à deux. Le jeu de demain doit se jouer à trois : nous ne pourrons plus rien faire sans tenir compte de la Biogée.
"Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé", a ironisé le président du Venezuela, Hugo Chavez, durant le sommet. Que vous inspire cette remarque ?
Ce que souligne Chavez, c'est la suprématie qu'a prise l'économie dans la gestion de notre monde. Depuis cent cinquante ans, il est entendu, aussi bien par la gauche extrême marxiste que par la droite la plus pure, que l'économie est l'infrastructure essentielle des sociétés. Dès lors, il suffit qu'arrive un gros nuage dans ce domaine pour que tous les politiques se mobilisent. Mais je soutiens depuis longtemps que l'économie n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Et que la crise financière qui bouleverse aujourd'hui le casino de la banque n'est que le révélateur de ruptures autrement plus profondes, pour lesquelles les termes de "relance" ou de "réforme" sont hors de propos.
Ces ruptures que vous décrivez dans "Temps des crises", quelles sont-elles ?
La première, la plus profonde sans doute, c'est la disparition de la majorité paysanne. Au début du XXe siècle, il y a en Occident 60 à 65 % de paysans ; en l'an 2000, il en reste 1,8 %. Cette chute brusque des populations rurales, qui va gagner rapidement les autres parties du monde, marque la fin d'une période qui a commencé... avec le néolithique. Or, la nouveauté d'un événement est toujours proportionnelle à la longueur de l'ère précédente. C'est donc un bouleversement considérable qui vient de se produire, dont les conséquences commencent seulement à se faire sentir. La bête rurale n'est pas la même que la bête urbaine, ce n'est pas le même "être au monde"... Et notre époque connaît bien d'autres ruptures. Dans des domaines aussi variés et importants que l'habitat, l'espérance de vie, la démographie, les communications, tout est véritablement en train de se transformer. Mais il y a une chose qui n'a pas changé, ce sont nos institutions. Et vous voudriez que cela n'explose pas ? Avec des instances gouvernementales prévues pour un milliard d'habitants quand nous sommes six milliards et demi ; pour des paysans quand nous sommes tous dans la ville ; pour des gens qui mouraient à 30 ans quand nous devenons centenaires ?
Comment faudrait-il modifier ces institutions pour tenir compte de "l'invitée manquante" de Copenhague ?
Je disais tout à l'heure que le sommet sur le climat a montré les limites du politique, mais il faudrait aussi parler du scientifique. Jamais ces 192 personnes ne se seraient réunies s'il n'y avait eu derrière elles les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), c'est-à-dire les savants. Deux groupes de personnes sont donc en jeu : un groupe d'experts qui savent mais qui ne sont pas élus, et un groupe d'élus qui ne savent pas. Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l'implication dans la vie de la cité est aujourd'hui absolument nécessaire.
Propos recueillis par Catherine Vincent.
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