Département de la Corrèze, un mauvais bilan pour JP Dupont et ses amis
A la tête du département depuis 10 ans, JP Dupont, a dépensé sans compter, un véritable feu d’artifice difficile à comprendre dans un département pauvre. Malheureusement, ce qui reste de cette période, c’est une situation financière difficile et des performances économiques médiocres.
En matière financière, l’audit commandé par F Hollande fait un constat sans appel, caractérisé par :
- une dette qui passe en 6 ans de 40 à plus de 500 millions, soit plus de 60 ans d’autofinancement, faisant de la Corrèze le département le plus endetté par habitant. Pour mémoire l’endettement de Marcillac représentait 4 années d’autofinancement au 01/01/2008 ;
- une fiscalité départementale élevée notamment en TP, avec un potentiel fiscal épuisé, réduisant les marges d’action,
- des dépenses de fonctionnement élevées qui découlent de l’absence de maîtrise des budgets, d’un train de vie élevé, d’opérations de prestige et d’un niveau d'embauche significatif;
- une capacité d’épargne très inférieure à la moyenne nationale ;
- des investissements disproportionnés, couteux et souvent inutiles (routes, maisons du département, équipements divers), essentiellement financés par la dette.
En matière de développement et de performance, les résultats ne sont pas meilleurs. En effet, la plus grande partie des indicateurs et des analyses comparatives placent le département en mauvaise position avec :
- un PIB (produit intérieur brut ou richesse produite) par habitant parmi les plus faibles,
- une croissance du PIB, faible (malgré une dépense publique élevée),
- un revenu moyen par habitant très bas,
- une population vieillissante avec un taux élevé de personnes de plus de 60 ans,
- un habitat ancien qui manque de confort,
- une structure de l’emploi, dans laquelle l’emploi public est prépondérant et l’emploi privé peu qualifié et faiblement rémunéré,
- une activité économique (hors Etat et collectivités) qui repose essentiellement sur les services à la personne (activités qui englobent le commerce et l’artisanat), fragile et très dépendante du pouvoir d’achat des ménages,
- une absence de relais aux activités traditionnelles en forte diminution,
- une absence de pôle spécialisé ou d’excellence sur lesquels pourrait se construire l’avenir....
- quelques industries dispersées et fragiles dont la plupart sont ébranlées par la crise,
- un taux de chômage plus bas que la moyenne nationale, lié à la structure de la population,
- des activités touristiques qui végètent et qui souffrent de l’absence ou de la vétusté des moyens d’accueil...
Seul le bassin de Brive fait preuve d’une certaine dynamique. Notre département possède des atouts, mais pour le moment il se situe en queue de peloton avec le Lot, la Creuse, la Lozère, la Haute Marne, le Cantal, la Haute Loire, L’Ariège, l’Indre, le Jura, la Mayenne, les Alpes Haute Provence, les Hautes Alpes et quelques autres.
Ces résultats ne sont pas à la hauteur des dépenses réalisées et des beaux discours sur la nouvelle dynamique du département.
Beaucoup de réflexions ont été conduites notamment autour de l’agenda 21, mais tout reste à faire. Le redressement impose, des ruptures dans les pratiques qui émiettent les aides et consistent à surinvestir sur des équipements publics générateurs de nouvelles charges sans création de richesse.
Pour redonner du tonus au département, il convient de s’attaquer à ses handicaps, notamment ceux qui sont liés au vieillissement de la population, aux activités traditionnelles en déclin et à une économie trop dépendante de l’emploi public et des services à la personne. Ensuite, il faut être offensif, sur l’implantation de nouvelles activités à haute valeur ajoutée et ne pas surévaluer les possibilités du tourisme. Alors au travail, l’avenir ne se construit pas avec des discours mais avec des choix courageux et éclairés, de la volonté et surtout la capacité pour les politiques à regarder au-delà de la prochaine échéance électorale. C’est ce que nous attendons de l’équipe de F Hollande.